L'américain Bats Exchange entamera sa mue en 2010

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Fort de 8 % de part de marché sur l'indice Footsie et de 4 % sur le CAC 40, la plate-forme Bats Europe, alternative aux Bourses traditionnelles, aborde une nouvelle phase : la hausse de ses tarifs. À compter du 4 janvier prochain, les ordres dits passifs (laissés dans le carnet dans l'attente de trouver contrepartie) seront rémunérés 0,0018 % du montant de la transaction contre 0,002 % actuellement. Pour les ordres actifs, la commission passera de 0,0025 % à 0,0028 %. La tendance à la baisse des prix serait-elle en train de s'inverser ? Chi-X a aussi annoncé son intention de facturer, en 2010, la diffusion des informations de marché, à l'exception de ses participants.À coups de tarifs promotionnels, sur le marché parisien au début de l'été ou sur le marché anglais à la rentrée, Bats est parvenu à détourner l'attention des intervenants de marché, davantage enclins dans ces conditions à débourser les frais de connexion. Le nombre de ses membres a doublé en 2009. Cette nouvelle grille permettra de mesurer à quel point Bats est devenu incontournable dans le paysage boursier européen. Aux États-Unis où il rivalise avec le New York Stock Exchange et le Nasdaq, Bats a déjà un temps d'avance dans sa mue. Lancé en janvier 2006 à Kansas City (Missouri) sous le statut de réseau électronique (ECN), Bats Trading a obtenu en août 2008 le statut de Bourse auprès du régulateur. C'était alors le moyen de rendre les intérêts à l'achat et à la vente sur Bats (devenue Bats Exchange) davantage visibles et en simultané avec les autres Bourses américaines. Ce sera surtout le moyen en 2010 de rivaliser sur un nouveau segment : le listing. Car Bats entend lancer sa propre cote d'ici à l'été.réflexes nationauxAux États-Unis, ce segment est déjà concurrentiel, alors que Nyse Group et Nasdaq OMX se battent pour attirer les émetteurs. Il l'est moins en Europe, où les réflexes de cotation sont encore nationaux sachant que la directive Marchés d'instruments financiers a laissé aux marchés réglementés le privilège de la cotation. Et pour l'heure, aucun des nouveaux acteurs n'a opté pour le statut de marché réglementé. C. FR.

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