Des Bleus sur courant alternatif

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Des sommets de Dunedin à la morne plaine du Vélodrome, l'équipe de France a vécu une année en forme de montagnes russes. Ce manque de régularité hérisse au plus haut point le poil des sélectionneurs : « Avec cette équipe, on est dans l'extrême, dans le paradoxe, s'indigne Émile Ntamack, l'adjoint de Marc Lièvremont. Un groupe capable à la fois de réaliser des exploits incroyables et qui, la semaine d'après, retombe dans ses travers, passe à côté par manque de travail, de discipline ou d'expérience. »Un contraste que la double confrontation automnale face aux Sud-Africains puis aux Néo-Zélandais illustre à la perfection. Brillants vainqueurs des derniers champions du monde à Toulouse le 13 novembre (20-13), on pensait les Bleus lancés vers l'objectif suprême de 2011. Patatras, deux semaines plus tard, les voici renvoyés à leurs chères études après la leçon administrée par les maîtres All Blacks à Marseille (12-39).Désolant, désespérant même. Pourtant, les sélectionneurs continuent de croire en des lendemains stables : « Ce qui est embêtant, explique Ntamack, c'est de devoir naviguer entre ces deux eaux en permanence et de ne pas arriver à trouver le chemin de la stabilité, mais on va finir par y arriver car on croit au potentiel de cette équipe. » Un sentiment partagé par nombre d'observateurs, à l'image de Philippe Saint-André, ancien capitaine de l'équipe de France : « La plate-forme de l'équipe a été mise en place, il lui faut maintenant trouver des références au niveau de son jeu de mouvement. La seule solution pour acquérir stabilité et maturité collectives, poursuit Saint-André, c'est de jouer et de vivre ensemble. »calendrier démentielDu temps, le XV de France n'en aura pas beaucoup plus en 2010. Dans un calendrier démentiel, Lièvremont et son staff ne bénéficieront que d'une petite dizaine de jours avant d'entamer, le 7 février face à l'Écosse, le Tournoi des VI Nations. Pour vivre et travailler avec son groupe, le sélectionneur devra patienter jusqu'au 3 juillet 2011, soit trois mois avant le début de la Coupe du monde. Pourvu, simplement, qu'il ne soit pas trop tard.

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