LFPI lève 100 millions d'euros pour investir dans les hôtels

Plus que quelques mois et LFPI aura bouclé la levée de son dernier véhicule d'investissement, consacré à l'hôtellerie. En trois mois, la société de capital-investissement, anciennement sponsorisée par la banque d'affaires Lazard, a déjà rassemblé 73 millions d'euros, dont un quart auprès de grandes fortunes et trois quarts auprès d'investisseurs institutionnels. L'ambition de LFPI est d'atteindre 100 millions d'euros. Une enveloppe qui lui permettra de disposer d'une force de frappe de 200 millions, en tenant compte de sa capacité d'endettement. La levée devrait être finalisée à la fin du premier semestre. « Ce type de véhicule correspond bien aux désirs du moment des investisseurs, car il sert une rente chaque année », explique Gilles Etrillard, président de LFPI.L'objectif ? Être à la tête d'un parc d'une centaine d'hôtels d'ici deux à trois ans. L'expansion passera par l'international, en Allemagne, puis en Italie. Car sur les 53 établissements qu'il compte aujourd'hui, la quasi-totalité est en France (52). En 2009, si le secteur de l'hôtellerie a souffert, les établissements détenus par LFPI ont bien résisté, avance Gilles Etrillard : « La baisse du chiffre d'affaires a été compensée par une amélioration des performances de gestion. »Hormis l'hôtellerie, LFPI est également actif dans le LBO (rachat avec un recours à l'emprunt), le financement de dette mezzanine, l'activité de fonds de fonds et l'immobilier (une levée de 150 millions d'euros est en cours pour une foncière en Autriche et Allemagne). Au total, la société gère 2 milliards d'euros d'actifs.Avec 900 millions d'euros d'actifs dans le LBO, dont 200 millions de capitaux encore disponibles, la société dispose d'un portefeuille de 28 participations dans des PME. La crise, LFPI l'a plutôt bien traversée. Aucun « covenant » (termes du contrat de financement) n'a été rompu en 2009. Mais « 2010 pourrait ne pas être aussi satisfaisante », craint le président de LFPI. « Le premier semestre risque d'être atone en termes d'activité. » Par prudence, Gilles Etrillard et ses équipes s'étaient retirés du marché des acquisitions au moment où l'inflation des prix devenait très importante. Leur dernier investissement direct remonte au premier semestre 2007. D'ici 2011, LFPI lancera la levée d'un nouveau fonds LBO. Alexandre Maddens900 millions d'euros d'actifs, dont 200 millions de capitaux disponibles, c'est ce dont dispose LFPI dans le LBO.