Valse au Travail, grogne syndicale

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Et de quatre ! Avec la nomination lundi soir d'Éric Woerth au ministère du Travail, les leaders syndicaux font grise mine. Non pas qu'ils aient une prévention particulière envers l'ancien ministre du Budget ou un attachement particulier à l'égard de Xavier Darcos, le partant. Mais ce nouveau changement du titulaire du poste de la rue de Grenelle risque fort de faire prendre du retard sur plusieurs dossiers cruciaux. « À chaque fois, il faut réexpliquer l'ensemble des dossiers techniques », précise un leader syndical. « Il y a un problème de stabilité à ce ministère », jugeait, hier soir, Jean-Claude Mailly (photo), le leader de Force ouvrière. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, pas moins de trois ministres du Travail se sont déjà succédé rue de Grenelle. Dès 2007, Xavier Bertrand est chargé par le chef de l'État de négocier sur les régimes spéciaux de retraite ou le service minimum dans les transports. Lorsqu'il prend la tête de l'UMP, il est remplacé par Brice Hortefeux... pour à peine six mois. Très vite, Xavier Darcos prend le relais.Plus que sa défaite, le candidat malheureux de l'UMP en Aquitaine paye sans doute ses bourdes des dernières semaines. En lançant une commission sur le droit du travail, il a irrité à l'Élysée. Les doutes sur sa capacité à mener la réforme des retraites ont fait le reste.En partant, il laisse plusieurs chantiers inachevés. Et notamment l'élaboration du projet de loi sur le dialogue social dans les TPE. Or celui-ci doit être présenté au Parlement avant la fin de l'année pour ne pas mettre en péril la réforme de la représentativité syndicale. Un enjeu majeur pour la CGT et la CFDT. A. L.

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