Une aubaine pour les Verts et Die Linke

 |   |  297  mots
Pour Wolfgang Freye, dirigeant de Die Linke à Essen, en plein coeur de la Ruhr, c'est une consécration : son parti va faire son entrée au parlement régional. « Longtemps perçus seulement comme une force d'opposition au niveau fédéral, nous allons désormais être représentés à tous les niveaux de la région, c'est un pas important », se réjouit-il. Dans cet ex-bastion social-démocrate où le chômage dépasse les 13 %, Die Linke a trouvé un terrain favorable. « Les gens viennent principalement vers nous pour des raisons sociales : dans certains quartiers de la ville, un tiers des enfants doivent vivre avec l'allocation Hartz IV », constate Wolfgang Freye. Lors des municipales de 2009, Die Linke a obtenu plus de 10 % des voix dans les deux quartiers les plus pauvres d'Essen, le nord et le centre et, depuis sa création en 2006, le nombre de militants a doublé. Pour Wolfgang Freye, la vague ne va pas retomber : « Même la retraite d'Oskar Lafontaine ne nous a pas affectés ». Les Verts, situés au centre de l'échiquier politique local, seront les autres vainqueurs du scrutin. Pour Wolfgang Wandtke, candidat dans les quartiers nord, « la position claire des Verts sur la politique énergétique pour sortir du charbon et du nucléaire mais aussi sa volonté de créer un système scolaire unifié dans le Land » enthousiasment les électeurs. Reste la question des coalitions. « Je me bats pour une alliance avec le SPD, mais tout vaudra mieux qu'une alliance CDU-FDP », affirme ce responsable d'une radio associative. Même une alliance Verts-CDU ? « Il faudra négocier pour le savoir, mais je n'exclus pas une alliance avec Die Linke », rétorque-t-il. Décidément, les Verts seront les « faiseurs de rois » entre Rhin et Ruhr. R. G.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :