EDF veut rebâtir la filière nucléaire britannique

Dix-huit mois après avoir acheté British Energy, EDF prépare pas à pas ses nouvelles centrales nucléaires en Grande-Bretagne. L'électricien français, qui envisage d'y construire quatre nouveaux EPR pour un investissement de 20 milliards de livres (23 milliards d'euros), a signé ce jeudi un contrat de 300 millions de livres sur une durée de onze ans avec Amec, une société d'ingénierie britannique.Celle-ci travaillera à « la direction du projet, l'ingénierie et la gestion de la construction ». En d'autres termes, elle interviendra à un niveau décisionnel, pour guider EDF Energy (la filiale britannique) dans l'adaptation et la préparation de l'EPR aux spécificités britanniques. Actuellement, une centaine de personnes travaillent à ce projet chez Amec, et leur nombre devrait monter à « 300 ou 400 » à son pic. En recrutant Amec, EDF se rapproche de l'une des entreprises qui ont la mémoire du nucléaire en Grande-Bretagne. Les différentes sociétés qui ont fusionné pour former Amec dans les années 1980 ont travaillé sur l'ensemble des centrales nucléaires actuellement en fonctionnement outre-Manche. Amec travaille également à leur maintenance et collabore de ce fait déjà avec EDF.Ce nouveau contrat n'est cependant qu'un petit pas dans l'immense travail de reconstruction de l'industrie nucléaire en Grande-Bretagne. Aucune centrale, en effet, n'a été construite outre-Manche depuis quinze ans et la technologie s'est en partie perdue. EDF, qui espère que son premier EPR sera opérationnel courant 2018, prévoit de recruter 10.000 personnes durant les cinq prochaines années. « Ce ne sera pas facile », prévenait dans un récent discours Vincent de Rivaz, le patron d'EDF Energy. encourager les étudiantsPour cela, l'électricien a ouvert en 2008 un centre de formation aux techniques nucléaires dans l'ouest de l'Angleterre, près du site de Hinkley où doit être construite la première centrale. Un centre qui devrait former 2.500 personnes par an. EDF, qui souligne aussi que les ingénieurs britanniques ont un âge moyen de 50 ans, travaille également dans les écoles, pour encourager les étudiants à suivre des cours scientifiques. n

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