Sodexo maintient le cap malgré les incertitudes

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On aurait pu craindre que l'histoire se répète pour Sodexo. Heureusement, le spécialiste de la restauration collective semble avoir retenu les leçons de la précédente crise de 2003. A l'époque, les destructions d'emplois avaient provoqué une onde de choc dévastatrice sur la fréquentation des cantines d'entreprises. Et donc sur l'activité de Sodexo. Depuis, le modèle économique du groupe a changé et lui permet de se reposer davantage sur une offre multiservice pour signer de nouveaux contrats. D'ailleurs Michel Landel, son directeur général, a évoqué, lors d'une conférence de presse, le démarrage, à l'été, d'un contrat de services généraux avec le laboratoire britannique GlaxoSmithKline, pour un montant non communiqué. Au final, Sodexo est donc parvenu à renouer avec une croissance organique (+ 0,4 %) de son chiffre d'affaires au premier semestre (septembre à février) de l'exercice 2009/2010. Et ce, alors que ses revenus étaient initialement attendus en baisse. Le redémarrage s'est amorcé à partir du deuxième trimestre durant lequel l'activité a crû de 1,7 %. Contribuant, au passage, à l'amélioration de la marge opérationnelle, qui a atteint 5,7 % sur ce premier semestre. Interrogé sur la grogne sociale dont il est victime outre-Atlantique et dont les répercussions pourraient menacer le renouvellement de son contrat avec l'US Marine, Michel Landel s'est montré plutôt serein. Il se dit « la cible d'une campagne de déstabilisation organisée par un syndicat », alors que le groupe va répondre à un appel d'offres dont les enjeux financiers frôlent le milliard de dollars. Reste qu'il s'agit là d'une zone d'ombre apte à calmer les ardeurs du marché qui a chaudement accueilli, ce jeudi, les performances financières du groupe. L'autre incertitude pour le groupe, c'est l'évolution du niveau de remplissage de ses restaurants d'entreprises de part et d'autre de l'Atlantique. De l'aveu de Michel Landel, la reprise ne se fait pas vraiment sentir sur le créneau des entreprises et des administrations. Il évoque un « environnement économique volatil » l'incitant à rester prudent. Car, exception faite du léger relèvement de prévision sur le chiffre d'affaires dont la croissance organique devrait désormais osciller entre 0,5 et 1 % , le rehaussement d'objectif de résultat opérationnel courant est plutôt mécanique. Escomptée au départ entre 750 et 770 millions d'euros, la marge pourrait in fine s'établir entre 770 et 790 millions. Le tout sachant que la CET, qui remplace la taxe professionnelle, est maintenant comptabilisée comme une charge d'impôt et permettra de récupérer 20 millions d'euros de produits d'exploitation.

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