Singapour veut revoir les règles de sa gestion d'actifs

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On ne parle bien souvent que de l'Europe et des Etats-Unis en matière de régulation financière. Pourtant d'autres grandes places, en Asie, qui se font plus discrètes sur le sujet, n'en sont pas moins concernées. Singagapour, pour ne citer qu'elle, est par exemple devenue la première place off-shore en Asie. La cité-Etat après une politique de mesures incitatives à partir de 2002 est devenue une référence en matière de gestion d'actif (630 milliards de dollars en 2008). La plupart des banques privées attirées par des régimes fiscaux cléments sont venues s'y installer. De même, certains « hedge funds », alléchés par des conditions d'exercice plus allégées qu'à Hong Kong ou à Tokyo, y ont-ils trouvé un terreau d'expansion favorable. Aujourd'hui, l'île fait d'ailleurs figure de deuxième place en la matière derrière Hong Kong. Avec une telle activité, et l'image d'une place régulièrement ternie par les accusations des ONG pour son opacité financière, Singapour ne pouvait que difficilement rester à l'écart du débat sur la régulation financière. Son autorité de place, la Monetary Authority of Singapore (MAS) s'en est d'ailleurs saisie dès l'année dernière, et devrait d'ici à deux semaines présenter des propositions. Une perspective qui, pour l'heure, n'inquiète pas outre mesure les gérants sur place. « Cette réforme n'a sans doute pas vocation à avoir l'ampleur qu'elle a pris aux Etats-unis ou en Europe », souligne le directeur de Natixis Coporate Solutions sur place, « sans compter que le processus devrait se faire sur un mode consultatif avec l'industrie de la gestion ». L'un des effets induits de cette réforme pourrait être de dissuader les plus petits hedge funds de venir s'installer sur place. Mais là encore l'impact négatif pourrait être limité. « Même pour les petits fonds, l'environnement restera attrayant, surtout comparé à l'Europe et aux Etats-Unis », poursuit le responsable de Natixis CS, « L'objectif des autorités n'est pas de limiter les activités des fonds mais de s'assurer que les régulateurs soient informés de tout pour être capables de réagir en cas de crise grave ». M. B.des propositions devraient être présentées d'ici à deux semaines.

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