Le Vatican enquête sur des affaires de blanchiment

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Objectif transparence pour le Vatican. Mercredi, l’Autorité d’information financière (AIF) de l’Etat pontifical a annoncé avoir identifié six tentatives suspectes d’utiliser ses banques pour blanchir de l’argent sale au cours de l’année passée. Présentant le premier rapport de l\'AIF, organisme créé en 2010 pour contrôler les activités monétaires et commerciales des établissements du Vatican, son directeur, le Suisse René Brülhart, a précisé qu\'il disposera prochainement de plus de moyens pour superviser l\'Institut pour les oeuvres de religion (IOR), la banque du Vatican mise en cause dans plusieurs scandales.Sur les six cas suspects répertoriés l\'an dernier dans le cadre des efforts pour appliquer toutes les règles financières internationales, René Brülhart a précisé que deux étaient considérés comme suffisamment graves pour être transmis au procureur du Vatican. Il n\'a pas donné de précisions sur ces affaires.Bientôt une législationL\'Etat pontifical s\'est engagé à plus de transparence, dans le respect des normes internationales, pour combattre les délits financiers comme le financement du terrorisme, le blanchiment d\'argent sale et la fraude fiscale. En juillet dernier, un rapport de Moneyval, une structure du Conseil de l\'Europe, estimait que l\'IOR, tout en ayant fait des progrès en matière de transparence financière, devait encore mener d\'importantes réformes.L\'expert suisse, tout en reconnaissant que \"rien n\'est parfait dans ce monde\", a ajouté que le Vatican était déterminé à répondre aux exigences de Moneyval, notamment sur une meilleure supervision des opérations de l\'IOR. \"Dans les prochaines semaines, nous aurons une nouvelle législation sur laquelle pourra s\'appuyer l\'AIF\", a-t-il dit. Ce mois-ci, l\'AIF a conclu un accord d\'échange d\'informations sur les transactions financières douteuses avec le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) américain pour \"renforcer la coopération bilatérale dans les échanges d\'informations financières\" avec les Etats-Unis.L\'IOR est considéré comme l\'établissement bancaire le plus secret au monde, selon le magazine américain Forbes. Le Vatican essaie de se débarrasser de son image de place financière peu recommandable depuis la faillite frauduleuse de la banque italienne Banco Ambrosiano, dont l\'IOR était actionnaire, il y a plus de trente ans.  En 2010, la justice italienne a gelé 23 millions d\'euros détenus par l\'IOR dans une banque italienne. Le Vatican avait dit à l\'époque que l\'IOR ne faisait que transférer ses propres fonds entre ses comptes en Italie et en Allemagne. L\'argent a été à nouveau rendu disponible en juin 2011 mais l\'enquête est toujours en cours.

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