De la rigueur... mais aussi des baisses d'impôt pour les ménages et les entreprises

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La chorégraphie avait été étudiée au millimètre. Deux ministres libéraux-démocrates étaient assis juste derrière George Osborne, le chancelier de l'échiquier, pour annoncer le plan de rigueur britannique le plus sévère depuis les années 1920. Le message était clair : ces mesures sont dures, mais effectuées de façon « juste et attentionnées  », pour reprendre l'expression de Nick Clegg, le vice Premier ministre libéral-démocrate. Où se situe la partie « juste et attentionnée » du budget ? Elle vient essentiellement de la réforme fiscale qui l'accompagne. Les libéraux-démocrates obtiennent des avancées pour lesquelles ils militaient depuis des années. La première est un relèvement du seuil d'imposition sur le revenu qui passe de 7.800 à 9.000 euros. Cela permet d'exempter 880.000 personnes supplémentaires.Une vraie avancéeLa seconde est une augmentation de 18 % à 28 % de l'impôt sur les plus-values de capital. L'objectif des libéraux-démocrates étaient de l'aligner sur l'impôt sur les revenus (dont les deux tranches hautes sont 40 % et 50 %). Ils n'y sont pas complètement parvenus, d'autant que les entrepreneurs bénéficieront d'importantes exemptions. Mais politiquement, c'est pour eux une vraie avancée. En échange, ils acceptent que les conservateurs abaissent l'impôt sur les sociétés. Actuellement de 28 %, celui-ci va passer à 24 % d'ici quatre ans. « C'est une cuillerée de sucre pour aider à faire passer le médicament », estime Chris Sanger, spécialiste fiscal à Ernst & Young. E. A.

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