L'administration Obama attaque la loi sur les immigrés clandestins en Arizona

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« Nous nous en souviendrons en novembre prochain », proclame le tee-shirt d'une manifestante, récemment filmée par la chaîne CNN devant la Maison-Blanche. Elle refuse la loi promulguée en avril dernier par le gouverneur de l'Arizona et exigeant de la police locale qu'elle vérifie systématiquement - en cas d'infraction ou si elle a « un soupçon raisonnable» - le statut d'une personne qui pourrait s'avérer être un immigrant clandestin. Délit de sale gueule, disent les uns. Prévention contre le crime, disent les autres. Toujours est-il que le thème de l'immigration, lié à la crise économique, mais aussi, aux États-Unis, au traumatisme du 11 septembre, s'est invité dans le débat à l'occasion des élections législatives de mi-mandat, qui se tiennent le 2 novembre prochain outre-Atlantique. tension palpableL'initiative de l'Arizona, ciblant également les employeurs qui salarieraient des « illégaux », pourrait être imitée par d'autres États. Elle doit en tout cas prendre effet jeudi prochain. A moins qu'un juge fédéral n'en décide autrement. C'est ce qu'espère l'administration Obama. Tandis que certains citoyens ont saisi la cour contre cette loi, le ministère de la Justice a lancé sa propre action, dans le but de faire dérailler la nouvelle législation. Ce jeudi, la juge fédérale Susan Bolton devait être saisie des cas à Phoenix. Nul ne sait quand elle tranchera, ni de quel côté elle penchera. Mais déjà, la tension est palpable. « Pour » et « contre » s'opposent par chaînes télévisées interposées. Espérant recruter de nouveaux adhérents, les syndicats se sont lancés dans la bataille, faisant valoir auprès des citoyens que les clandestins ne peuvent «voler le travail» des Américains, puisque ceux-ci ne le veulent pas, faisant référence aux travaux des champs, par exemple, en Californie, ou à d'autres besognes ingrates, boudés par le reste de la population américaine. « En attaquant le problème par le biais de la justice au lieu de lancer une vraie réforme de l'immigration, l'administration Obama ne fait pas preuve de détermination », regrette de son côté Michael Wildes, avocat au cabinet Wildes & Weinberg, spécialisé sur les questions d'immigration. Lysiane J. Baudu

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