Les marchés retrouvent un catalyseur avec les OPA

La récente vigueur des marchés obligataires et d'actions ne pouvait pas durer. Alors que l'inquiétude sur la croissance monte et que l'impact positif des résultats du deuxième trimestre s'estompe, le sentiment va probablement se détériorer. » L'analyse d'UBS (qui est passé à « neutre » sur les actions en début de semaine dernière) a le mérite de synthétiser clairement la tendance qui prévaut actuellement sur les marchés. Tendance qui s'est d'ailleurs confirmée tout au long de la semaine écoulée. Laissées aux mains des indicateurs économiques, les places financières ont, sans distinction, piqué du nez sur les cinq dernières séances. Aux États-Unis, le S&P 500 a accusé un recul hebdomadaire de 0,70 %. De ce côté-ci de l'Atlantique, le Stoxx 600 a cédé 1,33 % tandis que la même orientation se constatait sur les places asiatiques. Après les incertitudes entourant le rythme de la reprise aux États-Unis - confirmé avec la dégradation continue du marché de l'emploi - la Chine est venue, en début de semaine dernière, apporter sa pierre à la morosité ambiante. Les autorités chinoises ont ainsi réaffirmé que la croissance devrait ralentir au deuxième trimestre du fait de leur volonté de maintenir les mesures de resserrement du crédit et de limiter les dépenses de relance.tendance à la prudenceAutant de mauvaises nouvelles qui ne militent pas en faveur des actions. Selon UBS, si la croissance américaine devait ralentir jusqu'à atteindre 1,5 % au troisième trimestre et si l'inflation oscillait autour de 1 %, la croissance des revenus des entreprises du S &P 500 pourrait être stoppée net alors même qu'elle était repartie de l'avant. Un risque qui incite certains à se dégager des marchés américains. Selon une récente étude de BoA Merrill Lynch, les gérants actions auraient commencé ce mois-ci à arbitrer en faveur de la zone euro aux dépens des États-unis. Plus largement, la tendance est à la prudence. BNP Paribas AM confirmait en fin de semaine continuer à sous-pondérer les actions soulignant que l'incertitude continue d'alimenter la volatilité des marchés. Autant dire que l'attrait de cette classe d'actifs est à l'heure actuelle pratiquement nul. Quoique. Les événements de la semaine passée pourraient redorer le blason des marchés d'actions. Et très rapidement si l'on en juge par le nombre d'OPA annoncées ces derniers jours. Vedanta, BHP Billiton, Reynold, Intel, et pour finir, le sud-coréen KNOC ont été à l'initiative d'opérations de rachats de plusieurs milliards de dollars chacune. Une frénésie qui ne s'était pas manifestée depuis 2007. Et tout porte à croire que ce mouvement pourrait se poursuivre et animer les marchés dans les semaines à venir. Dans un contexte de valorisations attractives, les entreprises ont reconstitué leur trésorerie. Une manne susceptible de leur permettre de consolider leur position sur des secteurs ébranlés et fragilisés par la récente crise financière. Si l'averse d'OPA, la semaine passée, a laissé les indices boursiers de marbre, c'est bien parce que les plus gros investisseurs institutionnels n'ont pas encore réagi à ce phénomène (vacances oblige). La poursuite de ce mouvement pourrait en revanche motiver ces derniers à reconsidérer leur jugement.Les entreprises ont reconstitué leur trésorerie. Cette manne peut leur permettre de consolider leurs positions sur des secteurs ébranlés par la crise.

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