D'où vient la liste des 3.000 ?
La Tribune
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Comment les fins limiers d'Éric Woerth ont-ils récupéré la fameuse liste des 3.000 fraudeurs, titulaires de comptes numérotés en Suisse ? Bercy a d'abord expliqué qu'elle leur avait été remise officiellement par des banquiers : banques françaises, filiales de banques suisses installées en France, voire banques suisses directement. Peu vraisemblable. Le fisc a ensuite invoqué des recoupements. Difficilement crédible aussi. Dernières pistes désormais mises en avant par l'exécutif ? jusqu'au plus haut niveau de l'État : ces listes auraient été constituées à partir d'informations transmises par des cadres de banque licenciés, voire des épouses abandonnées. La délation, en quelque sorte.
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