Horlogerie : les ventes reprennent, pas les embauches

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Après une très longue année de report des achats, les amateurs de joujoux de luxe ont fini par craquer. Entre janvier et août, les ventes de Swatch Group ont progressé de 22 %, celles des montres du groupe Richemont de 30 % et la branche horlogerie joaillerie de LVMH de 24 %. Certes, la comparaison avec le premier semestre 2009 était plutôt flatteuse. Mais la reprise semble bien réelle. « Nous avons senti les premiers frémissements dans les deux derniers mois de 2009 et une vraie reprise d'optimisme au salon du SIHH en janvier, confirmée en mars à Bâle », explique le président de Fédération de l'industrie horlogère suisse, Jean-Daniel Pasche. Au total, les exportations sont reparties à la hausse, de 20 % depuis le début de l'année.Comme dans le reste du secteur du luxe, l'Asie est le grand moteur de reprise. En six mois, les ventes ont grimpé de 80 % en Chine, de 38 % à Hong Kong, 50 % à Singapour ou encore 23 % en Corée du Sud. Le Moyen-Orient suit avec une croissance de 25 % en Arabie Saoudite et de 24 % dans les Emirats. La France est bien placée puisqu'elle est le troisième marché mondial, derrière Hong Kong et les États-Unis, même si les ventes n'y progressent que de 8 %. Mais l'optimisme reste empreint de prudence. À part Swatch Group qui annonce vouloir embaucher, aucune manufacture, et encore moins les sous-traitants, n'ose réembaucher. Pourtant, la profession a perdu 4.000 emplois, soit 8 % de ses effectifs en 2009, suite à la baisse des exportations globales de 22 % sur l'année. Il faudra donc un peu plus de temps mais les leaders sont optimistes. « Nous atteindrons de nouveau cette année les chiffres de 2007 et sommes confiants pour 2011 et 2012 », conclut Jean-Daniel Pasche. S. L.

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