Crédit Agricole AM devient leader sur l'épargne salariale

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Après de nombreuses années de domination, Natixis Asset Management (NAM) a perdu sa position de leader sur le marché de l'épargne d'entreprise au profit de Crédit Agricolegricole Asset Management (CAAM) au mois de juin 2009, selon les derniers chiffres publiés par l'Association française de la gestion financière. En un an, les encours de CAAM ont progressé de 6,74 % pour atteindre 16,6 milliards d'euros, tandis qu'ils ont diminué de 2,91 % chez NAM et ressortent à 16,09 milliards d'euros. Ces deux maisons représentent 42,8 % de parts de marché. « On a vécu une accélération de la croissance ces dernières années en appliquant de façon rigoureuse un plan de développement axé sur l'actionnariat salarié, les produits retraite et l'accès à l'épargne collective pour la clientèle des très petites entreprises, indique Pierre Schereck, responsable de l'épargne salariale chez CAAM. Parallèlement, nous avons engagé, au service de nos clients, une politique continue d'innovations portant aussi bien sur les produits financiers que sur les services délivrés par la tenue de comptes. » En termes de comptes gérés, Natixis Inter- épargne reste tout de même le leader incontesté avec près de 3 millions de comptes contre un peu plus de 2 millions pour son challenger Creelia (Groupe Crédit Agricolegricole). « Nous sommes toujours numéro un en gestion diversifiée avec 22 % de parts de marché hors actionnariat salarié et nous demeurons numéro un en tenue de comptes avec 25,5 % de parts de march頻, indique Dominique Coudert, directeur général délégué de Natixis Interépargne.forte mobilisationCe changement de leadership témoigne de la bataille que se livrent les acteurs pour conquérir un marché qui ne cesse de croître malgré la crise financière. « Globalement, les encours ont continué à progresser pendant la crise, explique Hubert Clerbois, associé chez EPS Partenaires. Cela peut s'expliquer par une augmentation du taux d'équipement des entreprises et par le fait que les encours sont majoritairement investis en monétaire ou en obligataire, ce qui les rend moins sensibles aux aléas boursiers. » Pour cela, les banques se sont fortement mobilisées. « Elles ont organisé leur réseau afin de distribuer les produits d'épargne collective à leurs clients, notamment aux petites et moyennes entreprises, relate David Farcy, associé chez Périclès Consulting. L'enjeu majeur a été de donner aux conseillers clientèle l'envie de vendre ces produits par des formations adaptées. Un appui technique leur est également proposé : des experts peuvent les accompagner dans leurs actes de vente. » À ce titre, le Groupe Crédit Agricolegricole dispose d'une force de frappe de 70 commerciaux spécialisés sur les métiers de l'épargne entreprise chargés d'animer le réseau. Quant à Natixis Interépargne, elle possède, aujourd'hui, deux grands réseaux bancaires. « Depuis quelques mois, nos produits sont distribués à la fois par les Banques Populaires et par les Caisses d'Épargne, cela nous permet de nous développer fortement sur le segment de la petite entreprise », explique Dominique Coudert.À côté des deux grands leaders, quelques groupes parviennent aussi à tirer leur épingle du jeu. C'est le cas du CM-CIC Asset Management ou encore, parmi les petits acteurs, de La Banque Postale Asset Management, dont les encours ont fortement progressé (+ 51 % en un an). Si les filiales de banque gagnent des parts de marché grâce à la conquête de nouvelles clientèles, les groupes de protection sociale bénéficient des stratégies de fusion du secteur. Ainsi, Agicam affiche une croissance de 161,38 % du fait de l'intégration de Prado Épargne, filiale de Prémalliance, qui fait maintenant partie du giron du groupe AG2R. Ces rapprochements devraient leur permettre de mener une politique commerciale plus agressive afin d'occuper le terrain face aux banques.

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