Sony, dégradé de trois crans par Fitch, tombe en catégorie spéculative

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C'est la première des trois grandes agences financières à dégrader la note de Sony en catégorie spéculative (« junk »). Fitch a abaissé jeudi de trois crans la note du géant japonais de l'électronique, à « BB-», et l'a assortie d'une perspective négative, ce qui laisse craindre un nouvel abaissement dans les mois qui viennent. Moody's et Standard & Poor's ont récemment abaissé d'un cran chacune leur note du fabricant, mais l'ont maintenue en catégorie d'investissement. « Les initiatives stratégiques annoncées vont dans le bon sens, mais leur mise en place est risquée, tandis que la mauvaise conjoncture et la concurrence féroce pourraient retarder le redressement » indique Fitch dans son communiqué.« Sony a perdu son avance technologique »« Le rétablissement de Sony sera lent. L'entreprise a perdu son avance technologique sur des produits clés et elle subit une compétition féroce, des conditions économiques difficiles dans les pays développés et les conséquences du yen fort », justifie l'agence de notation. « Hormis les revenus tirés de Sony Financial Holdings », sa filiale de services financiers, les marges opérationnelles de Sony « seront négatives ou minimales » selon Fitch, au moins jusqu'à l'issue de l'exercice clôturant en mars 2014. « Un rétablissement significatif pendant l'année d'avril 2014 à mars 2015 dépendra du succès du plan de redressement, qui n'est pas assuré au vu de la conjoncture » prévient l'agence. Les difficultés de Sony dans ses activités audiovisuelles, de consoles de jeu vidéo et de téléphones mobiles devraient encore grever ses comptes, malgré la stabilisation des branches musique et cinéma et l'amélioration dans les semi-conducteurs et composants.Panasonic aussi dégradé pour « perte de compétitivité » En parallèle, Fitch a dégradé le même jour Panasonic en catégorie spéculative, abaissant sa note de deux crans à « BB », du fait de la « perte de compétitivité » de l'autre grand fabricant japonais d'électronique. L'agence relève que le groupe d'Osaka va continuer de souffrir de « la compétition sur les prix exercée par des groupes étrangers qui ne pâtissent pas du yen fort », en particulier les groupes sud-coréens et taïwanais.  

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