Avantages familiaux : une réforme hypersensible
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Pour redresser les comptes des régimes de retraite complémentaire, les représentants syndicaux et patronaux ont peu de leviers à leur disposition. Dans ce contexte, nul doute que les 1,7 milliard d'euros consacrés, en 2009, par l'Agirc et l'Arrco aux « avantages familiaux » feront saliver plus d'un négociateur, notamment dans la partie patronale. Actuellement, les retraités ayant élevé au moins trois enfants bénéficient d'une majoration de 5 % pour la retraite complémentaire perçue par tous les salariés du privé (Arrco). Et, pour les cadres, d'un bonus progressif de 8 % jusqu'à 24 % versé par l'Agirc. Système inéquitableÀ la lecture des documents transmis aux partenaires sociaux mardi, une révision des règles de ces avantages familiaux serait lourde de conséquences, même en l'absence d'effet rétroactif. Car, même si la baisse de la natalité tend à réduire la part des retraités éligibles à ces avantages, près de 2,7 millions d'entre eux percevaient, en 2009, une majoration de pension au titre de l'Arrco. Pour un montant moyen annuel de 177 euros brut. L'avantage est plus net pour les cadres avec 600.000 bénéficiaires pour un montant moyen de 1.282 euros. Le document souligne, d'ailleurs, le caractère inéquitable du système qui bénéficie peu aux mères de familles nombreuses, qui ont pourtant les carrières les plus hachées, et beaucoup aux cadres hommes. Une critique qui ouvre la porte à une réforme portant, à budget constant, sur les règles d'octroi de ces avantages familiaux. A. L.
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