Grenoble, championne de France des énergies renouvelables

 |   |  401  mots
Depuis la mise en oeuvre de son volet énergie « Grenoble, facteur 4 » visant à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, la ville accumule les récompenses dans le domaine environnemental. Après le grand prix national EcoQuartier et les Rubans du développement durable reçus en 2009, Grenoble vient d'être distinguée pour ses installations « énergies renouvelables » parmi les villes de plus de 100.000 habitants, lors du championnat de la ligue ENR France.Sur les 250 collectivités participant à ce concours porté par le Comité de liaison des énergies renouvelables et l'Ademe, Grenoble arrive première au classement général dans la catégorie bois-énergie, avec une production de 40.200 kW pour 158.746 habitants. Deux chaufferies, fonctionnant partiellement au bois, alimentent les 150 km du réseau de chaleur : celle de la Poterne, avec 21 MW au bois (sur une puissance totale de 72 MW) comprenant un dispositif de cogénération, et celle de Villeneuve avec 40 MW bois (pour une puissance totale de 63 MW). Cette dernière, devenue en 2008 la plus puissante centrale de chaleur biomasse en France, a permis une baisse des émissions de CO2 de 30.000 tonnes en 2009. Au total, le bois-énergie devrait représenter 15,5 % du mix énergétique de Grenoble sur la saison 2009-2010. Et la ville compte encore augmenter la part du bois au détriment du charbon dans son réseau : à l'horizon 2012-2013, 75.000 tonnes de bois devraient être valorisées en chaleur, soit près de 25 % de l'énergie produite. Dans la catégorie solaire, Grenoble se classe première aussi. En 2008, 60 % des permis de construire intégraient des panneaux solaires, soit en cumulé l'équivalent de la consommation électrique de 150 logements.politique activePour ce qui est du solaire photovoltaïque, les 483 kWc (kilowatts-crête) raccordés au réseau placent Grenoble en tête. Aux centrales de 800 m2 et 430 m2, respectivement situées sur un nouvel immeuble de bureaux au bord du Drac et sur le bâtiment à énergie positive de l'écoquartier De Bonne, s'ajouteront bientôt près de 1.000 m2 de panneaux sur l'espace commercial de ce même quartier. Enfin, si Strasbourg est leader du solaire thermique avec 7.585 m2 installés, un bâtiment grenoblois neuf sur deux intègre des capteurs thermiques, soit une superficie totale de 2.896 m2. Une politique active, grâce à laquelle Grenoble compte bien passer de 7,5 % d'énergie renouvelable et locale consommée en 2008 à 20 % d'ici à 2020.Muriel Beaudoing, à Grenoble

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :