SEB navigue entre hausse des prix et baisse des coûts

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De l'importance d'être présent partout dans le monde ! Chez SEB, le chiffre d'affaires 2009 a été fortement touché par une baisse de 145 millions d'euros des ventes de casseroles, grille-pain et autres fers à repasser. Mais de façon très contrastée d'un pays à l'autre. Certains, comme la Russie, la Turquie ou l'Ukraine, ont dévissé, tandis que d'autres, tels que la Chine, l'Allemagne ou le Portugal, progressaient de plus de 5 %, avec des gains de part de marché à la clé pour le groupe de petit équipement domestique. « SEB a renforcé ses positions à peu près partout », s'est félicité le PDG, Thierry de la Tour d'Artaise.Autre impact négatif : les devises. Elles ont, à elles seules, provoqué un trou de 63 millions dans les comptes. Pour s'en sortir, le groupe a réagi de façon ciblée, pays par pays, augmentant ses prix dans les régions où la monnaie dévissait, montant en gamme grâce à l'innovation partout où cela était possible. La friteuse sans huile Actifry s'est déjà écoulée à 2 millions d'unités, malgré son prix de 200 euros.Au total, le chiffre d'affaires recule de 1,7 % en publié et de 0,3 % en organique, avec une nette reprise au quatrième trimestre, à + 6,7 %. La marge opérationnelle s'est améliorée de 0,6 point, à 11,2 %, grâce à de fortes réductions de coûts. En plus des achats matières, des transports et des voyages, SEB a réduit ses stocks et sabré dans ses investissements publicitaires, passés de 119 millions à 95 millions d'euros entre 2008 et 2009. Le résultat d'exploitation est, en revanche, en chute de 11 %, à 248 millions, en raison notamment d'une charge exceptionnelle liée aux restructurations. Au total, le groupe a supprimé 200 postes dans le monde (Brésil, Espagne, Allemagne, Scandinavie, États-Unis) et 80 postes en France. « De petites opérations mais rien de majeur, ni en 2009 ni en 2010 », assure Thierry de la Tour d'Artaise.Comme pour beaucoup d'autres groupes de grande consommation, 2009 a aussi été l'occasion d'assainir le bilan. La dette a fondu de 649 millions à 243 millions d'euros. Du coup, le groupe se dit prêt à des acquisitions. « À condition de trouver des vendeurs », a plaisanté le patron. À défaut, il n'exclut pas de monter au capital de son partenaire chinois Supor, dont il détient 51 %. La Chine est le nouvel eldorado. Les usines de « rice cooker » vont tourner à plein ! Sophie Lécluse

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