La Société Générale gagnerait à se recentrer sur ses atouts

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à trois mois de la présentation par la Société Généralecute; Générale de son nouveau plan stratégique Ambition SG 2015, le marché commence à donner des signes d'impatience. « Nous estimons que la sous-performance récente du titre s'explique par le manque de visibilité quant à la stratégie du groupe », écrivait ainsi Morgan Stanley la semaine dernière. De fait, l'action SocGen affiche un retard sur l'indice sectoriel DJ Stoxx 600 Banques depuis le 1er janvier (voir graphique). L'équipe de recherche de la banque d'affaires américaine a donc passé en revue, dans une note adressée à ses clients, les leviers stratégiques qui pourraient permettre à la banque de la Défense de « débloquer de la valeur ». Cette analyse s'appuie sur les deux « thèmes récurrents » développés lors des interventions du PDG, Frédéric Oudéa, à savoir la capacité des activités de détail à s'autofinancer, et la volonté du groupe de développer des activités plus rentables que ses réseaux en France. Des critères qui plaident, selon Morgan Stanley, pour un recentrage radical des activités du groupe. En banque de détail à l'international, SocGen devrait ainsi se concentrer sur ses principales franchises, la Roumanie, la République Tchèque et la Russie à l'Est, l'Egypte autour de la Méditerranée. De même, dans les métiers de marché, le groupe gagnerait à se concentrer sur ses points forts, notamment les dérivés actions et les activités de conseil, plutôt que de chercher à construire une franchise globale dans les produits de taux, les devises et les matières premières.point d'inflexion en juinSelon les estimations de Morgan Stanley, un tel recentrage sur les franchises « coeur », en banque de détail et en banque d'investissement, permettrait de doper le bénéfice par action de 9 % et de porter l'objectif de cours à un an à 76 euros, contre 63 euros avec la stratégie actuelle. Le potentiel d'appréciation du titre, qui a clôturé ce mardi à 46,16 euros, s'élèverait alors à près de 65 %, contre 36 % actuellement. Mais pour les analystes, qui attendent « un point d'inflexion » stratégique en juin, une chose est sûre : « la performance du titre dépendra de la capacité du management à recréer une dynamique avec les investisseurs autour d'une nouvelle stratégie. »

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