Un demi milliard pour l'industrie spatiale
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La France confirme ses ambitions dans le spatial qui « est devenu indispensable à la sécurité du pays et à la vie quotidienne des Français, a rappelé la ministre de la Recherche, en charge de l'Éspace, Valérie Pécresse. Ce secteur recevra 500 millions d'euros dans le cadre du programme d'investissements d'avenir pour développer la prochaine génération de lanceur Ariane et trois projets satellitaires. La somme a été versée au Centre national d'études spatiales (CNES). « Il ne s'agit pas de subventions. Ce sont des co-investissements à risques aux cotés d'industriels. Si les projets marchent, cela rapportera de l'argent à l'État, sinon les sommes ne seront pas remboursées », a tenu à préciser le Commissaire général à l'investissement, René Ricol. Le lanceur Ariane se taille la part du lion. Il reçoit à lui seul la moitié de l'enveloppe. C'est de lui que dépend l'accès à l'espace de la France et de l'Europe. Depuis sa création, il y a trente ans, Ariane a connu de nombreuses évolutions et Arianespace exploite actuellement des lanceurs de cinquième génération. Mais alors que la concurrence est de plus en pus vive, vis-à-vis des américains, des russes, et demain des chinois et peut être même des indiens, EADS doit concevoir le lanceur de nouvelle génération. Ce dernier devra à la fois être plus efficace et plus économique. Le groupe Safran est fortement impliqué dans ce projet dans le domaine de la propulsion.Satellite du futurTrois autres projets ont également été retenus. Le SWOT, une technologie inédite développée conjointement avec la Nasa pour mesurer le niveau des océans et des rivières, recevra 170 millions d'euros. Le projet « satellite du futur », sur lequel travaillent Astrium (EADS) et Thales Alenia Space, a obtenu 42,5 millions d'euros, pour concevoir des plates-formes compétitives de satellites de communication permettant par exemple de diffuser plus largement l'Internet haut débit. Enfin, 40 millions d'euros seront dédiés au développement des microsatellites, à faible coûts, qui ont des applications dans l'environnement, à l'image de la mission franco-allemande Merlin qui mesure le niveau de méthane dans l'atmosphère. H. D.
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