« Business Week » a baptisé cela « la bataille de Pékin » : ...

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« Business Week » a baptisé cela « la bataille de Pékin » : deux économistes mondialement connus se disputent sur la stratégie à adopter face à la Chine. Le premier, Paul Krugman, a reçu le prix Nobel en 2008 et est éditorialiste au « New York Times », le deuxième, Stephen Roach, est le représentant pour l'Asie de la banque Morgan Stanley. > Pour Krugman, « la politique chinoise consistant à garder sa monnaie sous-évaluée constitue un frein significatif à la reprise mondiale. Il faut faire quelque chose ». Pour Stephen Roach, en revanche, le problème se situe ailleurs. « Nous critiquons la Chine au lieu de balayer devant notre porte », a-t-il déclaré à la télévision, en réponse à l'éditorial de Krugman, paru le 15 mars dans le « New York Times ». > Selon Roach, les Américains doivent économiser au lieu de dépenser. Ce qu'ils n'ont jamais vraiment fait, préférant vivre à crédit. En conséquence, leur demande pour les produits chinois reste forte. Les exportations chinoises aux Etats-Unis l'emportent sur les exportations américaines vers la Chine. Moralité, la banque centrale, à Pékin, accumule les réserves en collectant les dollars que les entreprises du pays reçoivent en paiement des produits « made in China » vendus aux Américains. « Aujourd'hui, la Chine ajoute plus de 30 milliards de dollars par mois à ses réserves », indique Krugman. Elles atteignent le montant vertigineux de 2 400 milliards de dollars... La Chine devrait rééquilibrer sa balance commerciale en consommant plus. Mieux, la demande chinoise stimulerait les autres économies de la planète, actuellement privées de l'arme des taux d'intérêt, déjà au plancher. Faute de réaction chinoise favorable, il faudrait, pour contrebalancer cette sous-évaluation du yuan, imposer une taxe de 25 % sur les importations chinoises, insiste Krugman. L'accroissement de l'épargne américaine proposée par Roach ne pourrait être efficace que dans un second temps, assure-t-il. Depuis la mi-2008, Pékin maintient le yuan au même niveau, privant la planète d'un point et demi de croissance, selon Krugman. L. J. B.Essayer d'obtenir une réévaluation du yuan ou se serrer la ceinture??

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