Ces entreprises chinoises brimées aux États-Unis

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Si Google subit des déboires en Chine, les États-Unis ont milité activement ces dernières années contre les ambitions chinoises dans leur pays. En juin 2005, le pétrolier chinois Cnooc, contrôlé par l'État, suscite une levée de boucliers quand il propose d'acquérir le californien Unocal pour 18,5 milliards de dollars en cash. Une surenchère par rapport à l'offre amicale lancée deux mois plus tôt par le géant américain Chevron. L'affaire émeut les politiques et Cnooc jette l'éponge en août, laissant Unocal à Chevron, pourtant moins généreux. À la même époque, un autre chinois, Haier, connaît, lui aussi, une déconvenue aux États-Unis, dans l'électroménager, un secteur pourtant moins stratégique que le pétrole. Plus prudent que Cnooc, il s'associe à deux fonds américains, Blackstone et Bain Capital, pour lancer une offre de 1,3 milliard de dollars sur Maytag, le roi du frigo américain, déjà convoité par le fonds Ripplewood. Très vite, un autre américain, Whirlpool, se jette dans la bataille et Haier abandonne.En 2007, nouvelle tentative chinoise, dans les télécoms cette fois. Huawei y va pourtant sur la pointe des pieds. Lui aussi s'associe à Bain Capital pour reprendre l'américain 3Com, auquel il est allié de longue date. Il ne vise que 16,5 % du capital. Nouveau tollé aux États-Unis et, début 2008, la commission sur les investissements étrangers (CFIUS) exprime ses réticences. Huawei jette l'éponge et 3Com tombera, en 2009, dans le giron de Hewlett-Packard. Depuis un an, un autre chinois, le constructeur automobile Geely, négocie avec Ford le rachat de Volvo. La marque est suédoise. La vente sera signée dimanche, croit savoir Reuters. O. E.

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