Île-de-France : Valérie Pécresse veut déjà préparer 2014

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Ils étaient tous là. Lundi soir, les 58 membres du groupe UMP du conseil régional étaient tous présents pour élire leur nouvelle présidente. Valérie Pécresse étant la seule candidate, elle a été élue à l'unanimité. Le précédent président du groupe, Roger Karoutchi, avait manisfesté son intention de se représenter. Mais il a été prié la semaine dernière de laisser la place à la tête de liste UMP. En contrepartie, il pourrait se voir attribuer la commission des Finances par Jean-Paul Huchon, avec lequel il a une grande habitude de travail. En attendant, Valérie Pécresse entend mettre le groupe en ordre de bataille pour les... prochaines élections régionales. Du fait de la réforme territoriale, le mandat des conseillers régionaux élus dimanche a été raccourci de six à quatre ans. Quatre ans, voilà qui n'est pas si long... Valérie Pécresse a donc l'interntion de structurer son groupe au plus vite, afin de préparer au mieux 2014. Elle bénéficie pour cela d'une assise élargie : le groupe UMP passant de 39 à 58 membres. De son côté, le groupe PS a élu mardi matin son président : Guillaume Balas, 37 ans, enseignant, proche du porte-parole du PS Benoît Hamon, a été élu, succédant à Jean-Paul Planchou, qui ne se représentait pas. Il a obtenu 32 voix contre 22 à Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, élu dimanche en Seine-Saint-Denis, et 5 à Philippe Kaltenbach, maire de Clamart (Hauts-de-Seine).Une « dynamique » nouvelleAprès son élection, Guillaume Balas a affirmé que c'était « au groupe PS de donner l'impulsion, dans le respect évidemment de [ses] partenaires », Europe écologie et Front de Gauche. « Je crois vraiment qu'une dynamique est née dans cette campagne d'intelligence à gauche, je crois à des discussions », a assuré l'élu de Paris. Le groupe PS compte à présent 61 membres, tandis que Europe écologie en détient 50 et Front de Gauche 18. Le groupe socialiste devra donc composer avec ses partenaires du second tour, particulièrement avec Europe écologie et la présidente de son groupe, Cécile Duflot. Ceux-ci entendent bien, en tous cas, ne pas laisser les coudées franches aux socialistes. Globalement, les alliés du second tour disposent d'une majorité très confortable : ils cumulent 142 sièges, contre 67 sièges pour l'UMP et le Nouveau Centre. Soit onze sièges de plus que dans le conseil régional sortant. Vendredi, le nouveau conseil régional se réunira pour la première fois afin de réélire officiellement Jean-Paul Huchon. à cette occasion seront aussi élus les vice-présidents.

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