Merveilleux Tim Burton

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Des années que les marmots se l'étaient accaparé. Heureusement, le génial Tim Burton rend son « Alice au pays des merveilles » aux adultes auxquels Lewis Carroll le destinait. Et réussit un film fantastique en 3D, aussi brillant que déjanté, mâtiné de monstres empruntés à l'« heroic fantasy ».Pour l'occasion, le réalisateur a pris quelques libertés avec l'original. Sa petite Alice, tourmentée, multiplie les cauchemars qui la propulsent dans un monde parfois effrayant. À 19 ans, elle renoue avec cet univers dans lequel elle est entraînée par un étrange lapin portant une montre à gousset. Elle retrouve alors d'étranges personnages comme ce chat au sourire carnassier, ou cette chenille goûtant avec plaisir le narguilé. Mais Alice doit surtout accomplir une mission : libérer « le pays des merveilles » de la méchante Reine rouge. Avec l'aide d'un chapelier avisé.Tim Burton signe l'un des films les plus décapants qu'il ait été donné de voir ces dernières années, porté par une mise en scène pleine d'allant, des costumes et des décors éblouissants, des effets spéciaux vertigineux. Et que dire de la direction d'acteurs. Johnny Depp compose un inoubliable chapelier en explosion capillaire tandis que l'hydrocéphale Reine rouge Helena Bonham Carter donne des frissons. Et les enfants dans tout ça ? Mieux vaut attendre qu'ils aient 9 ans pour leur présenter le nouveau visage d'Alice. n à lire également : « Alice au pays des merveilles », éditions Hachette, 96 pages, 15 euros, et « Alice au pays des merveilles », le livre officiel du film, accompagné d'une préface de Tim Burton, éditions du Chêne, 256 pages, 29,90 euros.

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