Le Dakar à son aise

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Le retour en Afrique attendra. Le directeur du Dakar, étienne Lavigne, a confirmé mardi que l'Argentine et le Chili abriteraient encore l'épreuve, du 1er au 16 janvier 2011. La troisième fois d'affilée depuis l'annulation de l'épreuve en 2008, pour cause de risques terroristes en Mauritanie. « On a vécu une très belle édition 2010, avec beaucoup d'enthousiasme populaire, explique Lavigne. Il y avait la volonté de transformer l'essai dans ces beaux pays qui veulent encore nous voir passer chez eux. On est donc très content et fier d'y retourner. »Le tremblement de terre qui a fait quelque 700 morts et 2 millions de sinistrés le mois dernier au Chili n'a pas refroidi l'organisateur. Au contraire. « Pendant les discussions, ASO (Amaury Sport Organisation, propriétaire du Dakar) a accepté de faire des efforts financiers compte tenu de la situation, apprécie le secrétaire d'Etat chilien aux sports Gabriel Ruiz-Tagle. ASO a même consenti une donation pour participer à la reconstruction d'édifices patrimoniaux chiliens. Ce Dakar va nous aider à nous relever et oublier notre malheur. » Un enthousiasme partagé par Enrique Meyer, le secrétaire d'état au tourisme argentin : « Depuis ces deux ans, nous avons montré au monde entier nos paysages et notre peuple. C'est une fierté d'être à nouveau la terre d'accueil du Dakar et nous avons beaucoup travaillé pour cela. »Un Dakar en Inde ?Le rallye-raid de référence, imaginé en 1979 par feu Thierry Sabine, aurait pu dès cette année renouer avec ses racines africaines. « Mais il est compliqué d'allonger le Dakar sur plusieurs pays dans le contexte actuel », justifie Lavigne. Dernière difficulté en date, la Libye a décidé mi-février de ne plus accorder de visas aux citoyens de l'espace Schengen, suite à un conflit diplomatique avec la Suisse. « Notre choix avait été fait avant ces dernières complications en Libye, jure Lavigne. Il y a simplement des conditions qui nous conviennent parfaitement pour prolonger l'expérience sud-américaine. »Plutôt apprécié des concurrents, la précédente édition n'avait toutefois pas beaucoup passionné au-delà de son continent d'accueil, et notamment en France. « Ce que je sais, c'est qu'on a eu un million de personnes aux podiums de départ et d'arrivée à Buenos Aires », réplique Lavigne, qui n'écarte pas la possibilité d'explorer de nouvelles pistes pour 2012. « On est curieux de nature dans les équipes d'organisation du Dakar, décrit Lavigne. On aime découvrir et on étudie tout ce qui est faisable en termes de projets et de perspectives. Cela peut être l'Amérique du sud mais aussi d'autres pays. Le Brésil et le Pérou sont ainsi des hypothèses crédibles. » « Voire l'Asie ou l'Inde, ajoute-t-il. On ne se refuse rien... » Au risque de diluer l'identité et l'impact d'une course qui semble s'éloigner de plus en plus de Dakar. n Sur le parcours de la 8e étape du Dakar 2010, entre Antofagasta et Copiapo, au Chili. af

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