Le Japon pèsera sur les résultats d'Adobe

Adobe est un groupe bien plus international qu'on pourrait le croire. L'actualité vient de le démontrer tristement. Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, mardi soir, l'éditeur américain de logiciels de graphisme, numéro un mondial du secteur, a averti qu'en raison de la catastrophe au Japon, son bénéfice par action tournerait autour de 50 cents seulement, au deuxième trimestre de son exercice 2010/2011 (période du 4 mars au 4 juin). Soit un montant inférieur de 10 % à la prévision moyenne des analystes sondés par les agences Bloomberg et Reuters. Cette alerte a provoqué une chute de près de 6% de l'action, au cours de la séance de mercredi.Le Japon n'est autre que le deuxième marché d'Adobe, derrière les États-Unis, avec un poids de 13 % dans le chiffre d'affaires du groupe. Plus largement, Adobe, dirigé par l'Indo-américain Shantanu Narayen, réalise 20 % de son activité dans la région Asie-Pacifique, et, au total, la moitié de ses revenus provient de l'étranger. Le séisme et le tsunami survenus le 11 mars au Japon auront des conséquences d'autant plus négatives sur les résultats d'Adobe que c'est en mars que le groupe réalise traditionnellement le gros de son chiffre d'affaires dans l'archipel, les entreprises et les administrations clôturant leur exercice fiscal le 31 mars. « Nous avons vu notre chiffre d'affaires diminuer de façon significative en mars, et il est pour le moment impossible de savoir si les entreprises reporteront leurs investissements sur le troisième trimestre ou si elles les différeront jusqu'à la fin de l'année », a précisé Mark Garrett, directeur financier d'Adobe. Envolée des ventes de 20 %Le Japon représente la seule ombre au tableau du groupe. Adobe a vu son bénéfice net bondir de 84 % au premier trimestre 2010/2011, à 234 millions de dollars, grâce à une envolée de 20 % des ventes, à 1 milliard. Des performances au goût de revanche pour Adobe, qui avait vu son logiciel Flash de vidéos sur Internet banni de la tablette iPad et du smartphone iPhone, l'an dernier. À défaut d'être utilisé par Apple, Flash équipe Android, le système d'exploitation de Google, qui...argue désormais la firme à la pomme. Christine Lejoux

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