Nicolas Sarkozy assume la fusion Assedic-ANPE

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EMPLOILa fusion de l'ANPE et des Assedic, il l'assume à 200 %. Intervenant hier devant quelque 1.700 managers de Pôle emploi, réunis en convention au parc des expositions à Paris, Nicolas Sarkozy a défendu « sans remords » la fusion, tout en saluant le travail effectué par les agents de Pôle emploi. Il s'est déclaré « fier » de leur travail, mais « conscient des difficultés » liées à la conjonction de la crise et d'une fusion pouvant « bouleverser (leur) vie professionnelle ». « Je veux vous dire ma reconnaissance et mon admiration. J'ai été impressionnée par la réactivité de vos équipes et leur capacité de réagir », a-t-il indiqué hier devant une assemblée très attentive.Ce message intervient alors que la majorité des syndicats de l'institution dénoncent les difficultés de la fusion et le manque de personnel face à la montée du chômage. Sur ce point, le chef de l'État s'est d'ailleurs dit « pas ferm頻 à des renforts de CDD « dans les régions où la situation est la plus tendue » refusant des renforts « définitifs » au-delà de la fin de la crise.Souhaitant par ailleurs le déploiement d'ici la fin 2009 des sites mixtes réunissant ex-ANPE et ex-Assedic, le chef de l'État a démenti « toute marche forcée ». Actuellement au nombre de 575, les sites mixtes devraient être en place en « quasi-totalit頻 (903) fin 2009, avec « peut-être quelques reports » en 2010, a indiqué Christian Charpy, le directeur général de Pôle emploi.Près d'un an après la création de Pôle emploi, il a également admis que « certaines réalisations sont encore inachevées ». L'entretien unique d'inscription « est en place pour les demandeurs d'emploi non indemnisables grâce au travail des plates-formes téléphonique », mais il est « à mettre en place pour ceux qui peuvent bénéficier d'une indemnisation », a noté Christian Charpy, selon le texte de son discours écourté pour céder la place au chef de l'État. Quant au numéro unique pour les entreprises, le 39.95., annoncé pour l'automne, il sera selon lui « déployé à partir de la fin de l'année ».Accueil mitigéLe discours de Nicolas Sarkozy a été diversement accueilli. Cadre dirigeante dans une agence du sud de la France, cette jeune femme a apprécié la présence hier du chef de l'État et sa « reconnaissance pour le travail que nous faisons. C'était important, car chez nous tout le monde est fatigu頻. Plus critique enfin, une manager parisienne espérait davantage « d'annonces » et qualifiait les propos du président de la République de discours de campagne pour les élections régionales du mois de mars.Isabelle Moreau

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