La volatilité des indices reste contenue

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Les nerfs des investisseurs sont mis à rude épreuve. Flou autour du réel état des finances publiques européennes, contexte géopolitique tendu en Corée... Rien ne les épargne. D'ailleurs, à l'image du décrochage des marchés boursiers mardi, principalement nourris par les craintes de voir les pays du sud comme le Portugal rejoindre la liste des états dans le besoin, la nervosité des opérateurs est réelle. Tout comme le regain de volatilité qui l'accompagne de chaque côté de l'Atlantique. Pour autant, malgré un bond de 15 points mardi, l'indice VIX, aussi baptisé baromètre de la peur de Wall Street, qui mesure les anticipations de fluctuations du S&P500, tourne autour de sa moyenne historique de 20 %. Tout comme, le VStoxx, son homologue européen. On est bien loin du pic record de 80,86 % atteint par le VIX le 20 novembre 2008. Même en remontant un peu moins dans le passé, les niveaux de volatilité actuels restent également bien inférieurs au plus haut annuel du 20 mai à 45,79 % provoqué par l'éclatement de la crise grecque. Au point que malgré les turbulences irlandaises, le VIX navigue à des cours proches de ses niveaux précédant la chute de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Deux forces s'opposent. D'un côté, un sentiment négatif, lié aux possibles effets collatéraux du fardeau de la dette européenne sur le secteur bancaire. Comme en témoignent les chutes de 3 % à 4 % des cours de BNP Paribas, Société Généralecute; Générale et Crédit Agricolegricole ce mardi. De l'autre, l'appétit pour le risque retrouvé avec les mesures d'assouplissement quantitatif de la Fed fait contrepoids. Dynamique spéculativeLes équipes de Robecco jugent que cela est « de bon augure pour les cours des actifs risqués dans les prochains mois ». Le tout dans un contexte où les entreprises peuvent se reposer sur une relative solidité financière pour redynamiser leur politique d'investissements. Notamment en matière de croissance externe. L'actualité récente sur Nexans, Sanofi-Aventis, ou encore Nestlé le confirme et alimente une dynamique spéculative. « La croissance des bénéfices (des entreprises) devrait se poursuivre et les fusions et acquisitions pourraient devenir un moteur pour le marché boursier », estime Robeco. Côté macroéconomique, les experts pensent, en outre, qu'une « croissance modérée n'est pas vraiment négative pour les actions ». Reste maintenant à espérer qu'un événement majeur comme l'explosion d'une crise en Espagne ou un embrasement du conflit coréen ne viennent boulverser la donne.

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