En 30 ans, Ariane s'est imposé comme le leader des lanceurs

 |   |  324  mots
Le 24 décembre 1979, à 14?h?24 locales, Ariane 1 décollait sous un ciel nuageux du Centre spatial guyanais (CSG), à Kourou. C'était le début de l'aventure de l'accès à l'espace de l'Europe en toute autonomie. « Il s'agissait à l'origine d'affirmer l'indépendance de l'accès à l'Europe à l'espace avec un système configuré pour deux ou trois vols par an », confirme le Centre national d'études spatiales (Cnes). Trente ans plus tard, le lanceur Ariane est une formidable réussite technologique et industrielle pour l'Europe et, surtout la France, qui peut revendiquer la paternité de la politique spatiale ambitieuse du Vieux Continent. Sur 193 lancements, la famille Ariane, qui a connu peu d'échecs (10 au total), a mis sur orbite 277 satellites, dont 238 de télécoms.potentiel commercialTrès vite, les concepteurs d'Ariane, le Cnes notamment, ont le sentiment qu'Ariane dispose aussi d'un potentiel commercial au moment où le marché des lancements de satellites commence à prendre son essor. D'où la création d'Arianespace en mars 1980, la première société commerciale de transport au monde. La société est aujourd'hui le leader mondial incontesté de la commercialisation des lanceurs. Sa part de marché était, ces dernières années, supérieure à 50 % face à ses principaux rivaux américano-russes (Proton commercialisé par ILS et Zenith par Sea Launch aujourd'hui sous chapitre XI).En 2009, Arianespace a réussi sept lancements grâce notamment à son lanceur lourd Ariane 5 ECA, qui peut emporter une charge utile de 10 tonnes (contre 1,7 tonne au début). Ce qui porte, depuis 2002, date de son dernier échec, à 35 vols réussis d'affilée. Cette fiabilité ainsi qu'une astucieuse politique de back-up (un client peut bénéficier d'un autre lanceur si Ariane 5 n'est pas en état de voler lors de la période choisie) permettent à Arianespace de faire la course en tête en dépit « de prix de 20 à 30 % plus chers que notre rival (Proton) », avait précisé début janvier à « La Tribune » le PDG d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :