La Chine se dit prête à aider la zone euro à se tirer d'affaires

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C'est officiel, la Chine va aider la zone euro, empêtrée dans sa crise de la dette, qui plombe son économie. Jeudi, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, a indiqué : « À l'avenir, l'Europe sera un de nos principaux marchés pour investir nos réserves de change. » Selon les dernières données officielles, elles s'élevaient à la fin du mois de septembre à 2.648 milliards de dollars (2.022 milliards d'euros). Cela pourrait se faire par l'achat direct d'obligations, mais aussi par une contribution via l'aide du Fonds monétaire international (FMI). Cette sollicitude relève en premier lieu de l'intérêt, l'Union européenne (UE) étant son premier partenaire commercial.Le Portugal sous pressionCes déclarations viennent confirmer des initiatives prises par des pays de la zone euro en difficulté. Ainsi, la semaine dernière, le ministre des Finances portugais, Fernando Teixera dos Santos, a effectué une visite en Chine, dont l'un des motifs était de demander une aide. Le Portugal, mis sous pression par les marchés financiers, a vu jeudi, sa note souveraine dégradée, de A+ à AA-, par l'agence Fitch. José Socrates, le Premier ministre, veut éviter le recours au Fonds de stabilisation européen, auquel a eu recours l'Irlande. Selon la presse de Lisbonne, Pékin s'apprêterait à acheter pour 5 milliards de dette portugaise. Un montant qui reste modeste. « Son besoin de financement cumulé des trois prochaines années est de 63 milliards d'euros, soit 12 % du PIB par an », indique Bruno Cavalier chez Oddo Securities. L'annonce chinoise relève davantage pour le moment de la bonne intention que d'actes concrets susceptibles de calmer la nervosité des marchés obligataires et de redonner du tonus à l'économie portugaise.La Chine a également signé en juin des accords pour plusieurs milliards d'euros en Grèce, en particulier pour la modernisation du port du Pirée, un des points d'entrée de l'Europe du sud. Seule consolation pour les Européens, la deuxième puissance économique du monde semble parier sur l'avenir du Vieux continent. R. Ju.

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