Transports ferroviaires : les élus et entrepreneurs de Paca mettent un nouveau projet sur les rails

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Voilà un nouvel acronyme pour le paysage ferroviaire de la région Paca : la NLF. Autrement dit Nouvelle Ligne Ferroviaire, sorte de ligne à grande vitesse (LGV) revue et corrigée, et surtout moins coûteuse que le précédent projet dont le budget avait été estimé à 15 milliards d\'euros. Trop chère, a jugé le gouvernement, enterrant ainsi cette LGV avant même que les premiers coups de pioche n\'aient même été programmés.Cette décision a laissé un goût amer dans les départements concernés par ce projet de liaison ferroviaire - les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes - malades d\'une vraie asphyxie en matière de déplacements, tant par le rail que par la route. Déçues, les parties prenantes locales du dossier, réunies au sein de la Copil (le comité de pilotage comprenant le Préfet de région et les collectivités concernées) ont donc réfléchi à une nouvelle mouture, s\'appuyant davantage sur la performance des infrastructures que sur la grande vitesse à proprement parler. Ainsi est née la NLF. Son programme ? Une nouvelle ligne reliant Nice au Muy (dans le Var) et à la vallée de l\'Huveaune (dans les Bouches-du-Rhône), trois nouvelles gares créées sur le tracé-est, tandis que Marseille-Saint-Charles serait dotée d\'une gare souterraine. De quoi réduire significativement la distance entre la Baie des Anges et la cité phocéenne, qui seraient alors reliées en 1h30 contre 2h30 actuellement. Le tout pour \"seulement\" 7,4 milliards d\'euros, soit la moitié du budget antérieur. Une seconde phase - estimée à 3,6 milliards d\'euros - ainsi qu\'une troisième étape finiraient, par la suite, de connecter les trois territoires.Faire taire les querelles picrocholinesSéduisante sur le papier, la NLF n\'a cependant plus que trois mois pour convaincre auprès de la Commission Mobilité 21, qui désignera en avril les projets ferroviaires prioritaires. Et d\'ores et déjà, les partenaires sociaux de la Côte d\'Azur ont commencé à se mobiliser pour soutenir ce projet de Nouvelle Ligne Ferroviaire, comme l\'a montré une manifestation mardi 22 janvier à Nice. En outre une pétition, lancée sur le site de la CCI de Nice Côte d\'Azur, a déjà recueilli près de 2.000 signatures. Contrairement au projet de la LGV, la NLF semble faire consensus. La région Paca semble avoir pris bien conscience qu\'il est urgent de faire taire les querelles picrocholines sous peine de rester sur... le bord des rails. « Le tracé et les financements ne m\'intéressent pas » !, a lancé Bernard Kleynhoff. Et le président de la CCI de Nice de se demander : « Devrions-nous devenir une réserve d\'indiens pour touristes chinois ? ». 

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