Le marché français rechute, le numérique repart
La Tribune
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Le marché de la musique enregistrée a baissé de 5,9 % en 2010 pour les éditeurs, a annoncé lundi matin au Midem par le Snep (Syndicat national des éditeurs phonographiques) en chiffre d'affaires (gros hors taxes) des éditeurs. Le net ralentissement observé en 2009 (? 3,2 % ) après des chutes à deux chiffres, ne s'est donc pas confirmé. Cette rechute s'explique en partie par l'effet Michael Jackson dont le décès avait dopé les ventes en 2009. Et les ventes de fin d'année n'ont pas été au rendez-vous alors qu'un disque vendu sur deux est un cadeau. Les ventes au détail en magasins ont reculé de 12,7 % selon le panel Gfk. Le marché numérique, en baisse de 1,9 % en 2009, est reparti en hausse (+ 14,1 %) et représente désormais 16 % du chiffre d'affaires des éditeurs. Le recul des sonneries pour mobiles est largement compensé par les téléchargements (+ 20 %) et les abonnements (+ 60 %). 600.000 Français sont abonnés à un service de musique en ligne, dont 500.000 à Deezer, adossé à Orange depuis l'été.
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