Erik Izraelewicz proposé pour diriger « Le Monde »

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De manière inattendue, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse (alias « BNP »), les nouveaux propriétaires du « Monde », ont proposé lundi de nommer Erik Izraelewicz comme directeur du quotidien. Il a été le seul retenu parmi les treize candidats auditionnés depuis deux semaines. Sa nomination doit maintenant être approuvée par au moins 60 % des journalistes du quotidien, qui voteront début février. Diplômé de HEC, Erik Izraelewicz (56 ans) a travaillé au « Monde » de 1986 à 2000, puis a rejoint « Les Échos ». Devenu directeur de la rédaction du quotidien économique, il s'opposera - mais en vain - à son rachat par LVMH en 2007. Alain Weill le débauchera alors pour prendre la tête de « La Tribune », où il lancera la nouvelle formule en octobre 2008. Il a quitté « La Tribune » à l'été 2010, suite à la revente du journal par Alain Weill à sa directrice générale, Valérie Decamp. Il avait alors été approché pour s'occuper de l'économie au « Monde » par l'ancien directeur Eric Fottorino, mais ce dernier a été débarqué en décembre par BNP. Retrait de la SRM Le profil d'Izraelewicz a convaincu les nouveaux actionnaires, qui désiraient un homme venu de l'extérieur afin de redynamiser le journal. La société des rédacteurs du « Monde » (SRM) penchait pour un candidat interne. La favorite était la directrice actuelle de la rédaction, Sylvie Kauffmann, mais celle-ci n'enthousiasmait apparemment pas BNP, et aurait de surcroît réalisé une audition très mitigée, alors que celle d'Izraelewicz a été jugée « très bonne ». Quant à tous les autres candidats, « aucun n'était capable de réunir 60 % des voix », dit un proche du processus. Finalement, la SRM, qui avait particpé aux auditions, a indiqué samedi qu'elle se retirait du processus de sélection. L'élection pourrait aussi être perturbée par le mécontentement croissant des journalistes vis-à-vis des mesures d'économies drastiques imposées par BNP. Dernière en date : la réduction du nombre d'exemplaires du journal distribués aux salariés, « une économie humiliante de bouts de chandelle », selon les syndicats. J. H.

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