SCAF : pourquoi Airbus et Dassault étaient définitivement devenus irréconciliables
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Le SCAF ne décollera jamais sous la forme qui avait été imaginée en février 2020 avec l'arrivée en juin 2019 de l'Espagne dans le programme européen qui était alors le plus emblématique dans le domaine de la défense. Au fil des ans, Airbus et Dassault Aviation, qui avait été désigné comme maître d’œuvre du pilier 1 du SCAF (avion de combat, NGF), ne se supportaient plus à un point inimaginable. Ils étaient définitivement devenus irréconciliables en dépit des efforts d’Emmanuel Macron pour maintenir en vie un programme en urgence absolue depuis plusieurs mois. Poussé par son industrie, Friedrich Merz, qui a enfin réussi à convaincre le président français, a décidé de le débrancher. Il en fera l'annonce officielle lors du salon aéronautique de Berlin (ILA), qui ouvre ses portes mercredi.
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L'arrêt de ce programme est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne parce qu'il était temps de passer à de nouvelles solutions pour l'armée de l'air française, qui a besoin d'un avion de future génération en 2040, voire en 2045 maximum, pour porter de façon performante à cet horizon l'arme nucléaire. Il en va de la fiabilité de la dissuasion française. Mauvaise car l'arrêt de ce programme est une nouvelle tache indélébile dans la volonté politique de porter des grands programmes de défense au niveau européen. Pour autant, selon nos informations, un conseil franco-allemand de défense et de sécurité, prévu mi-juillet, doit définir une nouvelle feuille de route avec deux objectifs pour les deux pays : poursuivre la coopération franco-allemande (Paris) et le concept de système de systèmes (Berlin).
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