Benoît Le BretAvocat associé chez Gide Loyrette Nouel, conse...

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Benoît Le BretAvocat associé chez Gide Loyrette Nouel, conseil de l'EVCA (European Venture Capital and Private Equity Association).Dans ses amendements à la directive sur la gestion alternative, le Parlement propose un encadrement de la dette et des investissements du private equity. Qu'en pensez-vous ?Si la dette est un problème, alors régulons la dette à l'échelle de l'économie dans son ensemble, de façon transversale. Les cas de « leverage buy out » qui se sont mal passés de ce point de vue sont des LBO menés à l'initiative du management, pas de fonds. Pourquoi stigmatiser un modèle qui est celui du private equity, alors qu'il y a bien d'autres formes de leviers dans l'économie ? Il y a un procès d'intention dans ces amendements.Les fonds pourraient également être tenus, à l'avenir, de conserver leurs parts dans les sociétés qu'ils contrôlent pendant trois à cinq ans... C'est de l'idéologie. Actuellement, la durée moyenne de détention des entreprises, qui est celle sur laquelle les fonds créent de la valeur, est déjà dans le haut de cette fourchette. Mais peut-on réguler sur une moyenne alors que le caractère raisonnable ou pas est à apprécier au cas par cas. En rendant le capital illiquide par la loi et donc plus coûteux, une telle disposition risque de décourager l'investissement, alors même qu'en France notamment il y a un problème de financement des PME qui ne date pas de la crise. En juillet 2008, le Conseil d'analyse économique avait identifié les fonds spécialisés comme un moyen de combler ce manque.Propos recueillis par Yann Antony Noghès, à BruxellesLa loi risque de décourager l'investissement.flashinterview

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