Les Allemands restent majoritairement contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne

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Outre-Rhin, le scepticisme domine. Près de deux Allemands sur trois restent en effet opposés à l\'entrée de la Turquie dans l\'Union Européenne. C\'est en tout cas ce que révèle un sondage publié ce dimanche dans l\'hebdomadaire allemand Bild am Sonntag. D\'après cette enquête réalisée par l\'institut Emnid, 60% des personnes interrogées déclarent être contre le fait que la Turquie devienne membre de l\'Union européenne, 30% sont pour quand 10% ne se prononcent pas. Par ailleurs, un peu plus d\'un sondé sur trois se réjouit de l\'influence grandissante d\'Ankara, tandis qu\'une majorité de 57% considère comme problématiques la croissance économique et le développement militaire de la Turquie.Cet état des lieux tombe au moment où Angela Merkel entame un voyage officiel de deux jours ce dimanche en Turquie. Et la chancelière, qui a prévu de rencontrer le président turc Abdullah Gül et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan lundi, compte bien aborder ce sujet.L\'Allemagne veut accélérer les négociationsJuste avant son départ, dans une vidéo publiée samedi sur son site, la chancelière s\'est ainsi montrée favorable à l\'ouverture d\'un nouveau chapitre dans les négociations avec la Turquie en vue de son adhésion à l\'UE. Des négociations qui, rappelons-le, ont démarré en 2005. Mais les pourparlers patinent, notamment en raison de la réticence de certains pays européens tels que la France et l\'Allemagne et du problème du chapitre chypriote. \"Nous menons des négociations sans que le résultat soit fixé à l\'avance. Ces négociations ont un peu piétiné ces derniers temps et je suis favorable à l\'ouverture d\'un nouveau chapitre dans ces négociations afin que nous puissions un peu avancer\", a déclaré la chancelière. Et d\'ajouter que, \"bien que sceptique\", elle avait \"approuvé la poursuite des négociations d\'adhésion\". Tout comme l\'a déclaré avant elle le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius le 12 février dernier. L\'Allemagne semble donc presser le pas. Puisque dans un entretien paru samedi au quotidien régional Passauer Neue Presse, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a de son côté plaidé pour une accélération des négociations d\'adhésion. Celui-ci s\'est prononcé pour un \"nouvel élan\" des négociations d\'adhésion, soulignant qu\'il fallait traiter la Turquie \"avec respect et équité\". \"Si nous n\'y prêtons pas attention, l\'heure va venir où l\'Europe sera plus intéressée par la Turquie que la Turquie ne sera intéressée par l\'Europe\", a-t-il déclaré. Or cette crainte pourrait bien ne pas être infondée. Le Premier ministre turc n\'a-t-il pas annoncé à l\'automne dernier que si son pays n\'obtenait pas le statut de membre d\'ici 2023, il retirerait sa demande d\'adhésion? Mais le chemin est encore long.

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