Armor profite de l'éco-conception

Alors que l'activité économique est pourtant en berne, la branche consommables informatiques (cartouches pour imprimantes) du groupe Armor s'est refait une belle santé. Ainsi, les ventes d'Armor Office Printing (AOP) ont bondi de 13 % en 2009, à 49 millions d'euros, tandis que celles de films encrés destinés au transfert thermique affichent un léger retrait (à 94,5 millions d'euros contre 97 millions en 2008 avec 1.300 salariés). Non seulement l'activité AOP a tiré la croissance d'Armor en 2009 (le chiffre d'affaires consolidé du groupe est passé de 141,3 millions d'euros en 2008 à 143,5 millions en 2009), mais, « fort d'un résultat d'exploitation positif, ce pôle devient l'un des piliers de la rentabilité du groupe », annonce, non sans fierté, Hubert de Boisredon, qui a réussi, depuis son arrivée à la tête de l'entreprise nantaise en 2005, à redresser cette activité dont les ventes ont triplé en quatre ans.quatre objectifs clésSa recette ? Le PDG d'Armor, repris fin 2009 par l'investisseur Orfite, a d'emblée fait de l'éco-conception une opportunité plutôt qu'une contrainte, et il en récolte aujourd'hui les fruits. « J'ai toujours cru dans l'avenir d'AOP car les fondamentaux étaient porteurs et les leviers d'amélioration dans une démarche durable possible », explique le dirigeant.Si Armor fabrique des cartouches laser recyclées depuis 1992, il a renforcé cette démarche en 2007, à travers un plan d'actions nommé Alternative Print Program. Ce programme a exploré tous les segments pouvant être améliorés et fixé quatre objectifs majeurs : réduire les déchets, produire plus propre, assurer la collecte responsable des cartouches utilisées et recycler 100 % des cartouches en fin de vie.Résultat, grâce à l'augmentation du nombre de composants d'origine pouvant être réutilisés, 95 % d'une cartouche laser sont recyclables. De même, 100 % des cartouches arrivées en bout de course sont désormais revalorisées en matières premières secondaires pour l'industrie afin d'échapper à l'incinération ou à l'enfouissement.Des détails qui font la différence auprès des grandes banques françaises et des entreprises du CAC 40 engagées dans une démarche RSE (responsabilité sociale et environnementale). « De fait, si la réduction des coûts de 30 % à 40 % des cartouches recyclées par rapport aux neuves n'avait pas été un argument majeur par le passé, l'éco-conception se présente aujourd'hui comme un facteur commercial très fort », poursuit Hubert de Boisredon, qui s'est fixé comme objectif de tripler la production de cartouches laser au Maroc (1 million d'unités par an, avec 230 salariés) et de doubler celles destinées aux imprimantes jet d'encre en Pologne (9 millions, avec 300 salariés) afin de devenir le leader européen du secteur, à l'instar de sa position dans son activité transfert thermique. n 95 % C'est le pourcentage recyclable d'une cartouche100 % des cartouches arrivées en bout de course sont revalorisées en matières premières secondaires pour l'industrie.

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