Dominique de Villepin sonne la charge pour la prochaine présidentielle

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Depuis l'épilogue ? provisoire ? du procès Clearstream, depuis sa relaxe, immédiatement suivie de l'appel du parquet, Dominique de Villepin répète que c'est la « haine » de Nicolas Sarkozy qui le pousse à revenir dans l'arène politique. Ce jeudi, le dernier Premier ministre de Jacques Chirac franchit le pas en annonçant, lors d'une conférence de presse à Paris, le lancement de son mouvement politique, préalable à une éventuelle candidature « alternative » à droite pour l'élection présidentielle de 2012. Le baptême de cette nouvelle formation, qui se veut indépendante de l'UMP, aura lieu officiellement en juin. Un sondage BVA publié mardi indique que les Français sont partagés sur une candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle de 2012, les sympathisants de droite y étant hostiles et ceux de gauche favorables. Au total, 44 % des personnes interrogées souhaitent qu'il soit candidat et 53 % sont d'un avis contraire. Des enquêtes publiées fin 2009 et début 2010 créditaient l'ancien chef du gouvernement de 8 % à 10 % d'intentions de vote à un premier tour de l'élection présidentielle.une sérénité à toute épreuveA l'Elysée et à l'UMP, on affiche une sérénité à toute épreuve, en estimant qu'il n'existe « aucun espace » pour une candidature rivale de celle de Nicolas Sarkozy. Mais les résultats des régionales de dimanche ont toutefois entamé les certitudes.Du côté de Dominique de Villepin, on s'attache à expliquer que le nouveau mouvement politique ne se situera pas « dans l'orbite de l'UMP », mais aura vocation à rassembler au-delà des clivages politiques. Démentant ainsi les propos d'un « proche » de l'ancien Premier ministre, qui avait affirmé que ce mouvement serait « compatible avec sa famille d'origine ». « Ceux qui affirment qu'on va créer un bidule dans le cadre de l'UMP ne sont pas des gens qui nous veulent du bien », a réagi Brigitte Girardin. « Notre positionnement depuis le début au Club Villepin, c'est de rassembler au-delà des clivages partisans. La moitié de nos adhérents viennent du centre ou sont de sensibilité de gauche. On n'a pas que des gens de l'UMP. Donc, si on dit ?on monte une structure à l'intérieur de l'UMP?, cela veut dire que l'on perd les trois quarts de nos adhérents », a fait valoir l'ancienne ministre de l'Outre-Mer. « Dominique de Villepin ne cesse de dire que sa famille politique, c'est la famille gaulliste, qu'il est dans une démarche de rassemblement au-delà des clivages politiques partisans et au-delà des partis », a-t-elle ajouté. S'il fait mine de ne pas s'inquiéter des ambitions de Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy prend soin d'organiser des contrefeux. Après la déroute des régionales, le chef de l'Etat a fait entrer au gouvernement un chiraquien (François Baroin) et un villepiniste (Georges Tron). Et, mercredi, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, qui prétend elle aussi détenir un morceau de la vraie croix de Lorraine, a ironisé sur Dominique de Villepin, qui lui a « semblé toujours parler plus de Napoléon que du général de Gaulle ! »

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