La Grèce avait embauché des fonctionnaires en violant un accord UE-FMI

Décidement la Grèce aborde en mauvaise posture le sommet européen des 28 et 29 juin. D\'abord, le nouveau premier ministre, Antonis Samaras, qui vient de subir une opération à l\'oeil, a fait savoir qu\'il ne sera pas présent alors que la Grèce a affirmé vouloir renégocier son plan d\'austérité avec l\'Union européenne et le FMI. Le pays sera réprésenté par le chef de la diplomatie, Dimitris Avramopoulos, assisté du ministre des finances George Zannias. Ensuite, des rapports publiés dimanche par le magazine To Vima soulignent l\'indiscipline du pays face aux exigences de l\'UE.\"Pendant que le gouvernement (dirigé par les socialistes du Pasok ) passait des lois réduisant le nombre de fonctionnaires, il en faisait rentrer par la fenêtre\", selon un membre anonyme de la Troïka(UE, BCE et FMI), cité par To Vima. Cet hebdomadaire de centre-gauche cite un premier rapport interne de la mission permanente de la Troïka ainsi qu\'un deuxième établi par le ministre des finances par interim, George Zannias. Le membre de la Troïka a ajouté que 12.000 autres personnes avaient également été embauchées dans des collectivités locales alors que des mesures d\'économies par fusion de municipalités étaient officiellement en cours.Le rapport que M. Zannias devait transmettre à son successeur désigné après l\'élection du 17 juin, Vassilis Rapanos, révèle qu\'il y a toujours officiellement 692.000 fonctionnaires, sans changement, alors que 53.000 ont pris leur retraite en 2010. Hospitalisé d\'urgence vendredi, Vassilis Rapanos n\'a toujours pas pu prêter serment.Alors que 40.000 départs ont eu lieu en 2011, le réduction nette n\'a été que de 24.000, indique To Vima. Au terme du premier mémorandum négocié en l\'échange d\'une aide massive financière, la Grèce s\'était engagée à ne remplacer sur cette période qu\'un fonctionnaire sur cinq dans.La publication de ce rapport intervient alors qu\'une mission de la troïka est attendue lundi à Athènes pour évaluer la situation du pays, au moment où la Grèce exige la renégociation du deuxième mémorandum signé en février dernier. En deux ans, c\'est une aide de 347 milliards d\'euros - deux prêts de 110 et 130 milliards, et un effacement de dette de 107 milliards -, qui a été accordée à la Grèce, l\'équivalent d\'une fois et demi son PIB ou de 31.000 euros par grec.Dans un document publié samedi, le gouvernement dirigé par le conservateur Antonis Samaras a expliqué qu\'il comptait limiter les licenciements de fonctionnaires et insisté pour que la révision du plan de sauvetage qu\'il réclame permette d\'étendre \"d\'au mois deux ans\", c\'est-à-dire jusqu\'en 2016, \"les réformes d\'ajustement budgétaire\". Selon ce dernier memorandum signé par la Grèce, le pays s\'était engagé à réduire de 150.000 le nombre total de salariés du secteur public, dont 15.000 cette année. 

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