Le patron de Doux prêt à ouvrir son capital
La Tribune
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.La société est en redressement judiciaire depuis le 1er juin et vendredi, un des administrateurs a proposé le lancement d\'un appel d\'offres pour une reprise globale de l\'entreprise avec maintien des activités. Dans un entretien au Journal du dimanche, Charles Doux lance un appel à d\'éventuels nouveaux partenaires. \"Je détiens, avec mes fils, 35% de l\'entreprise. Avec les deux autres branches de la famille, la participation atteint 80%. Je suis prêt à ouvrir le capital pour assurer l\'intégrité du groupe\", a-t-il assuré dans cet entretien.«Je suis ulcéré par les attaques personnelles»«Je suis décidé à aller très loin. S\'il le faut, je discuterai dans un mois quand nous serons sortis de l\'urgence», dit-il. Lancé dans une course contre la montre pour trouver des fonds qui permettent le paiement des éleveurs, des fournisseurs et la poursuite de l\'activité, le groupe Doux a fait savoir qu\'il attendait 20 millions d\'euros lundi à la suite de la mise en vente d\'une usine «non stratégique». Cette vente ne serait toutefois pas suffisante selon l\'administrateur judiciaire pour permettre au groupe de faire face à ses échéances. Une ligne de crédit de 30 à 35 millions d\'euros aurait été nécessaire pour permettre à l\'entreprise de fonctionner normalement au cours des prochaines semaines. Charles Doux cite dans son entretien le chiffre de 17 millions d\'euros pour l\'usine et demande à Natixis, qui détient des créances du groupe, de débloquer 10 millions d\'euros. Il refuse toute responsabilité personnelle et confirme avoir refusé à Arnaud Montebourg une prise de contrôle par la banque Barclays. «Je ne pouvais céder le contrôle à une banque anglo-saxonne, qui ne donnait aucune garantie sur l\'emploi et la filière», dit-il.Prié de dire si sa fortune personnelle est ou non de 280 millions d\'euros, comme le disent certaines évaluations, il conteste sans donner de chiffres et déclare: «Je suis ulcéré par les attaques personnelles.»
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