Hausse limitée de 0,5% du chômage en juin

 |  | 603 mots
Ca aurait pu être pire quand on regarde les chiffres mensuels depuis le début de l\'année. En juin, selon les dernières données publiées par la Dares (service statistiques du ministère du Travail), le nombre des demandeurs d\'emploi en catégorie « A » en France métropolitaine a augmenté en un mois de 14.900, soit une hausse de 0,5% (0,3% en comptant les Dom). Après la pause inespérée du mois de mai, la progression continue donc, certes, mais à rythme nettement moins rapide qu\'au début de l\'année quand la progression mensuelle dépassait parfois les 40.000, comme en janvier. En moyenne mensuelle sur, les 4 premiers mois de 2013,elle était d\'ailleurs supérieure à 35.000... On peut donc espérer, si la légère bise de reprise perdure, que la hausse du chômage va marquer un pallier... avant d\'entamer la décrue durable pronostiquée à maintes reprises par le président de la République.>> Lire aussi : Chômage : \" nous sommes encore loin du but \" prévient Jean-Marc Ayrault3.279.400 demandeurs d\'emploi en catégorie « A »Il n\'en reste pas moins qu\'il n y a jamais eu autant de demandeurs d\'emploi en France. En catégorie « A », ils sont maintenant 3.279.400 (+ 11,2% sur un an pour la France métropolitaine). Et ce nombre atteint 4.799.700 (+9,1%) si l\'on ajoute les catégories « B et C » (demandeurs d\'emploi ayant occupé une activité partielle), en hausse de « seulement » 0,1% en un mois et de 9,1% sur un an. En cette période de morosité, il n\'est pas interdit de s\'intéresser à quelques indices encourageants. Ainsi, pour le deuxième mois consécutif, le chômage des moins de 25 ans est en baisse (- 0,3% en juin). Même si, hélas, toutes les autres catégories continuent de progresser, notamment pour les seniors de plus de cinquante ans.Les premiers résultats des mesures pour l\'emploiS\'agissant des jeunes, on voit que le « paquet » mis par le gouvernement commence à donner des résultats. Selon François Hollande, en déplacement le 23 juillet à Dunkerque, le cap des 40.000 contrats d\'avenir a été franchi sur les 100.000 prévus cette année. Ils viennent s\'ajouter aux contrats aidés « classiques », au nombre de 440.000, dont dispose cette année dans son budget Michel Sapin, le ministre du Travail. Surtout qu\'a la rentrée, 30.000 demandeurs d\'emploi vont bénéficier d\'une formation expresse pour pouvoir occuper des emplois non pourvus.Les passerelles entre les différentes catégories de chômeursToutes ces opérations ont un double mérite. D\'abord, elles permettent de (re)mettre le pied à l\'étrier à des demandeurs d\'emploi, jeunes ou moins jeunes. Ensuite, statistiquement, il faut reconnaître que ces dispositions vont aider le gouvernement dans son objectif d\'inverser la courbe du chômage à la fin de l\'année. En effet, et ce n\'est pas assez dit, les catégories « officielles » pour mesurer le nombre des demandeurs d\'emploi sont les catégories « A, B et C ». Or, il en existe d\'autres, rarement mises en avant : la « E » qui accueillent les demandeurs d\'emploi bénéficiant d\'un contrat aidé et la « D » pour ceux qui disposent d\'une formation. Ce sont donc ces deux catégories qui vont accueillir les titulaires d\'un contrat d\'avenir et les bénéficiaires d\'une formation expresse... qui ne seront plus comptabilisées dans la catégorie « A » >> A lire sur la Tribune des Expats : Comment fait la Suisse pour faire fondre son chômage?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :