Le Sultanat d'Oman s'offre 12 avions de combat Eurofighter

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Un peu de baume au coeur pour les vendeurs de l\'avion de combat européen Eurofighter (BAE Systems, EADS et italien Finmeccanica), pris dans la tourmente de l\'affaire présumée de corruption en Autriche. Le contrat de gré à gré (sans appel d\'offre international) était attendu depuis plusieurs semaines, il a été enfin signé. Le groupe de défense BAE Systems, qui était en négociations exclusives depuis janvier 2012, a annoncé vendredi la signature d\'un contrat d\'environ 2,5 milliards de livres (3 milliards d\'euros) avec le sultanat d\'Oman portant sur la fourniture \"à partir de 2017\" de 12 avions de chasse Eurofighter Typhoon et de huit avions d\'entraînement Hawk à la Royal Air Force d\'Oman, a indiqué BAE Systems dans un communiqué.  A noter toutefois que le nombre de Typhoon (version export de l\'Eurofighter) vendus à Oman est celui de la fourchette basse. Les observateurs ont longtemps évoqué un contrat entre 12 et 18 avions de combat.Selon BAE Systems, \"cet accord repose sur une longue histoire de coopération étroite entre BAE et les forcées armées omanaises\". En dépit de la volonté d\'Oman de signer un contrat de gré à gré, l\'américain Lockheed Martin restait en embuscade et proposait des F-16 C/D Block 50 supplémentaires. Entre 2005 et 2006, l\'armée de l\'air omanaise a reçu 12 F-16 dans cette version achetés en 2002. Et surtout, fin 2011, le Sultanat s\'est à nouveau offert 12 nouveaux F-16 C/D Block 50. Les prémices du contrat avec BAE Systems remontent à 2008. Mais le dossier ne s\'est vraiment accéléré qu\'en janvier 2012 quand Oman a demandé à BAE Systems de lui soumettre une proposition. Début mai, le groupe britannique annonçait avoir adressé son offre et, début août, les négociations du contrat ont débuté.L\'Eurofighter doit évoluer pour gagner à l\'exportDans la région, le gouvernement britannique espère également vendre le Typhoon aux Emirats Arabes Unis. Pas aussi sûr que cela. Pour autant, en visite à Abu Dhabi en novembre, le Premier ministre David Cameron fait le job. Il avait signé un partenariat dans la défense prévoyant en particulier une \"étroite coopération\" concernant les Typhoon alors que les forces armées des Emirats, déjà équipés notamment de Mirage 2000-9 de Dassault Aviation, ont longtemps négocié avec le client naturel pour le Rafale. Mais l\'Eurofighter doit évoluer technologiquement pour gagner à l\'export après les claques successives en Suisse (2011), au Japon (2011) et surtout en Inde (janvier 2012). Notamment, il doit enfin devenir un avion multirôle et se doter d\'un radar à antennes actives (AESA). Ce qu\'il n\'est pas tout à fait encore avec une mission air-sol encore trop légère pour pouvoir exister à l\'export. Le radar AESA devrait lui entrer en service en 2015. Soit trois ans après celui du Rafale. Mais certains observateurs considèrent cette date comme irréaliste. Pour son armement, l\'Eurofighter attend les missiles de croisière Storm Shadow et Taurus en 2015, le missile air-air Meteor et le nouveau missile air-sol Dual Mode Brimstone en 2016. Ce qui semble aussi un calendrier ambitieux.Quels nouveaux succès à l\'export ?Avec des efforts sur le prix (notamment par rapport au Rafale) et une technologie plus ambitieuse, l\'Eurofighter Typhoon pourrait devenir un concurrent sérieux en Malaisie, en Corée du sud (60 appareils), au Koweït et au Qatar. A Oman, le succès du consortium Eurofighter ne changera pas fondamentalement le problème de l\'Eurofighter , qui arrive en bout de production... Avec la réduction des cibles initiales et l\'absence de nouvelles commandes export, les quatre pays avaient décidé en septembre 2011 de ralentir la production des Eurofighter. Alors que 51 et 53 appareils ont été respectivement livrés en 2010 et 2011, il n\'est prévu que de livrer 43 Eurofighter en 2012 et 39 en 2013. Le ralentissement de la production fait gagner deux ans à la fermeture des chaînes d\'assemblage. Au lieu d\'achever les livraisons de la tranche 3A en 2015, cette décision leur permet de tenir jusqu\'en 2017. Sauf si le consortium décroche un contrat significatif à l\'export.

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