La crise rend-elle les Français plus ou moins écolos ?

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Henkel, l’un des principaux fabricants de produits ménagers et d’hygiène, s’est penché sur les comportements des consommateurs en période de crise. Le lessivier en conclut qu’ils sont de plus en plus attentifs aux petits gestes du quotidien qui leur font faire des économies, en plus d’être meilleurs pour la planète. Ce constat se vérifierait plus encore dans les pays du Sud de l’Europe, notamment l’Espagne et la Grèce. Parmi les gestes «verts» les plus fréquents: les lessives basse température ou une attention prêtée aux économies d’eau dans la salle de bain (douches, rasage, lavage des dents…). «On constate d’ailleurs que les Français se situent dans la moyenne européenne», souligne Anita Hughey, responsable des études chez Henkel.Touche pas à ma voitureSauf sur un sujet pour lequel ils resteraient indécrottables: la réticence à utiliser les transports en commun. «Alors que c’est vraiment entré dans les mœurs dans les pays scandinaves, en France, c’est un peu «touche pas à ma voiture», observe Anita Hughey. Autre enseignement: les hommes sont autant que les femmes, adeptes des gestes verts. Tous sexes confondus, s’ils placent la qualité et l’impact environnemental en haut de leurs critères de choix (mais après le prix), les consommateurs restent quelque peu perplexes devant les affirmations environnementales et les labels affichés par les produits. Une conclusion qui montre l’ampleur du chantier «affichage environnemental».Le plaisir maintenant plutôt que l\'écologieDans le même temps, l’Ademe (agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie) publie son premier baromètre «Les Français face à la crise». D’où il ressort que l’heure serait plutôt au plaisir à court terme qu’aux questions écologiques. Sans surprise, alors qu’ils étaient 58% en 2008 à faire un parallèle entre «consommer mieux» et «consommer moins», ils ne sont plus que 54% cette année.En revanche, en termes de compréhension des enjeux, les Français semblent avoir progressé depuis quelques années: alors qu’ils n’étaient qu’un tiers à connaître l’expression «développement durable» en 2004, ils sont maintenant 52% à en avoir une idée «très ou assez précise», et 64% à l’associer à des préoccupations environnementales.Sur le climat, 76% des Français font confiance aux scientifiquesEnfin, un enseignement à mettre en regard de la «fuite» du prochain rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) organisée par des climato-sceptiques cherchant à minimiser le rôle de l’action humaine dans le réchauffement climatique: une grande majorité des Français (76%) estime que les scientifiques évaluent correctement les risques liés à l’effet de serre, alors qu’en 2010 34% d’entre eux pensaient qu’ils les exagéraient. En revanche, dans une proportion passée de 33% en 2010 à 46% en 2012, ils restent sur leur faim par rapport aux informations que les médias fournissent sur le sujet…

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