Les médicaments à l'assaut d'Internet, les pharmaciens s'inquiètent

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C’est un premier pas vers la vente en ligne. Les médicaments en libre accès vont pouvoir être vendus sur Internet, pourvu que la vente soit effectuée à partir du site web d\'une pharmacie, selon une ordonnance publiée vendredi au Journal Officiel. Cette ordonnance était très attendue car la France devait transposer avant le 2 janvier une directive européenne de 2011 autorisant la vente des médicaments sur Internet.  Une licence pour une officine de pharmacie physiqueSelon cette ordonnance, la vente en ligne \"n\'est autorisée que pour les pharmaciens ayant obtenu une licence pour créer une officine de pharmacie physique\" et qu\'elle devra être exercée \"en conformité avec les dispositions du code de déontologie et avec les bonnes pratiques de dispensation par Internet\". Lesdits sites devront de surcroît recevoir l\'aval de l\'autorité régionale de santé (ARS) dont ils dépendent et se déclarer à l\'ordre des pharmaciens.Quant aux officines habilitées à vendre des médicaments au public dans un autre état membre de l\'Union européenne, elles devront également respecter la réglementation française et ne vendre sur Internet que des médicaments en libre accès à des personnes vivant en France.L\'Ordre national des pharmaciens s\'insurgeMais cette publication n\'est pas du goût de tous. Et notamment de l\'Ordre national des pharmaciens, qui n\'a cessé de mettre le gouvernement en garde. \"Le médicament n\'est pas un bien de consommation ordinaire\", a rappelé l\'organisme dans un communiqué publié après la présentation de l\'ordonnance en conseil des ministres, soulignant que la \"sécurité du patient doit rester la priorité de tous\". Dans ce document critique, l\'Ordre estime également que \"rien ne peut remplacer le conseil relatif au médicament dans une officine, en face à face par le pharmacien\".\"La vente en ligne est sanitairement inopportune et dangereuse pour la santé publique\"Au delà de la sécurité du patient, l\'Ordre s\'inquiète de la confidentialité des données, de la falsification et du non respect des règles de la profession. \"L\'autorisation de vente en ligne était peut-être judiriquement inéluctable mais elle est sanitairement inopportune et dangereuse pour la santé publique, aussi longtemps que ces périls ne seront pas jugulés\", conclut l\'Ordre. 

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