Les banques françaises se lancent dans le microcrédit

 |   |  352  mots
Partant du constat que « l'accès au crédit est un facteur d'équilibre social important », et qu'il existe une « zone frontière » où les clients potentiels sont exclus du crédit traditionnel, les banques françaises ont décidé de créer un dispositif commun visant à proposer un microcrédit accompagné. Lancée depuis avril dernier par la Fédération bancaire française (FBF), la réflexion a abouti à l'établissement des principes de microcrédit, à la nomination d'une personne dédiée au sein de la FBF et, surtout, au développement des liens avec les acteurs sociaux, dont l'intervention est centrale dans ce projet. En effet, comme l'indique Georges Pauget, président de la commission banque de détail au sein de la FBF, « l'examen d'un dossier de microcrédit est toujours indissociable de l'accompagnement de son bénéficiaire ». Les organismes sociaux ont vocation à être l'intermédiaire entre l'emprunteur et la banque : ils valideront la possibilité d'intégrer l'emprunt dans le budget de la personne, défendront son dossier devant la banque, et suivront la gestion du budget.3.000 euros maximumEstimant que « dans la conjoncture actuelle, il faut aller plus loin que la vision classique de la banque », Georges Pauget a expliqué la vocation de ce microcrédit : financer un besoin ponctuel dans la perspective d'un accès à l'emploi ou d'une réinsertion. Ce crédit ne peut dépasser 3.000 euros (remboursables sur trois ans). Quant aux taux pratiqués, ils n'ont rien à voir avec les niveaux classiques du microcrédit, et seront proches de 3 % à 4 %. Les banques ne factureront pas de frais de dossier. Dans les cas où le client ne pourrait rembourser son crédit, et « si sa bonne foi est confirmée par le réseau accompagnant, des aménagements pouvant aller jusqu'à l'effacement de la créance seront proposés ».La FBF s'attend à boucler 7.000 dossiers cette année, et 10.000 l'an prochain. Elle s'engage à ce qu'en juin, dans chaque département, un groupe bancaire soit en mesure de proposer une offre de microcrédit. Chaque banque devra disposer, dans son réseau, d'un correspondant dédié.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :