Sarkozy confirme que la question des chômeurs en fin de droits sera examinée le 15 février
La Tribune
La Tribune
La polémique sur le sort des demandeurs d'emploi arrivant en fin de droits à l'assurance chômage n'en finit pas d'enfler. Le problème aggravé par la crise devrait concerner 850.000 personnes en 2009 et 1 million cette année, contre 700.000 avant la crise, selon Pôle emploi. Alors que les partenaires sociaux et l'État se renvoient la balle sur le sujet, Nicolas Sarkozy a indiqué ce lundi soir sur TF1 que la question sera abordée avec l'ensemble des partenaires sociaux lors du sommet social qui sera organisé le 15 février à l'Élysée. Il a également précisé que, depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle convention d'assurance chômage, la France est le pays d'Europe où on est indemnisé le plus tôt « dès quatre mois » de chômage et où les droits sont les plus longs, « près de deux ans ». Il a ensuite rappelé que les personnes en situation de fin de droits ne se retrouvaient « pas sans rien » ensuite, « 20 % perçoivent le RSA, 20 % l'allocation spécifique de solidarit頻 et il y a aussi « le travail à temps partiel », a-t-il ajouté. Selon le chef de l'État, « la France n'a pas besoin d'assistance, elle a besoin d'emplois [?], les gens ne demandent pas de rester au chômage trois ans, mais de trouver un emploi ». Répondant ensuite à la question d'une jeune diplômée sans emploi, Nicolas Sarkozy a estimé que la situation de l'emploi était « en train de se retourner » en France et que le chômage reculerait « dès cette année ». I. M.
La Tribune