L'or promis à
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L'once d'or n'a plus l'éclat qu'on lui connaissait fin 2009 lorsque son cours touchait ses plus-hauts historiques de 1.227 dollars. Les moteurs de la hausse s'essoufflent. Surtout à l'heure où la Chine ne semble pas disposée à acheter les 191,3 tonnes d'or que le FMI a déclaré le 17 février mettre en vente sur le marché.De fait, le précieux métal patine. En dollars seulement, à quelque 1.094 l'once. Car il progresse légèrement en dollars canadiens ou australiens. Calculée en euros, affaiblie depuis le début des problèmes grecs, l'once s'apprécie même de plus de 6 % depuis janvier et a atteint un plus-haut historique de 824 euros il y a une semaine à Londres.« Le risque souverain et la défiance vis-à-vis des devises devraient logiquement faire grimper les cours de l'or. En réalité, le report se fait essentiellement sur le dollar. Mais si ce risque devait demain se focaliser sur les États-Unis, comme cela pourrait arriver d'ici peu, cela jouerait alors en faveur des cours du métal jaune » explique Raphaël Aubois, gérant matières premières chez Edmond de Rothschild AM.l'offre repose sur le recyclageMais les cours devraient s'apprécier à terme. Plusieurs facteurs soutiennent la reprise de la hausse. À commencer par une raréfaction de l'offre. Si celle émanant de la production minière a progressé l'an dernier, elle devrait être atone cette année selon les spécialistes, fluctuant de plus ou moins 1 %. « Alors qu'elles sont traditionnellement vendeuses d'or, les banques centrales sont devenues acheteuses au cours des trois derniers trimestres. À l'heure actuelle, il est difficile de dire si elles seront vendeuses sur l'ensemble de 2010 », indique Raphaël Dubois Ce dernier précise que l'offre repose actuellement en grande partie sur le recyclage mais que ce phénomène ne fonctionne réellement que lorsque les prix grimpent - ce qui n'est pas le cas actuellement. Face à une offre particulièrement timide, la demande devrait par ailleurs reprendre à la faveur de la reprise économique. Mais également d'un effet saisonnier émanant de la demande traditionnelle sur la seconde moitié de l'année. En outre, sans atteindre les proportions de l'an dernier, la demande des investisseurs ne devrait pas se démentir. Et, selon les spécialistes, la collecte sur les instruments exposés à l'or devrait se maintenir. Gaël Vaut
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