Les visées de Lactalis sur Parmalat bloquées
La Tribune
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« La meilleure façon de se protéger contre les investisseurs étrangers, c'est l'attaque », déclarait la semaine dernière le ministre des Finances italien, Giulio Tremonti, dans l'affaire Parmalat-Lactalis. Le mois dernier, le fromager français a grimpé jusqu'à 29 % au capital du leader du lait italien. Après l'abandon successif des deux chevaliers blancs industriels transalpins, Ferrero (Kinder, Nutella) et Granarolo (laitier), le gouvernement mise désormais sur sa Caisse des dépôts et des prêts qui, via un fonds « stratégique » d'investissement, pourrait lancer une OPA sur Parmalat. Mais, selon un proche du dossier, Lactalis prépare lui aussi une OPA avec ses banquiers, dont le Crédit Agricolegricole et la Société Généralecute; Générale. Il travaille aussi sur une solution plus douce de partage de Parmalat, Lactalis se désengageant de Parmalat Italie, pour permettre aux Italiens de sauver la face, tout en développant la marque à l'international (trois quarts du chiffre d'affaires). Ce potentiel à l'international était déjà à l'origine de son rachat de Galbani en 2006, qui fait aujourd'hui recette aux États-Unis. S. L.
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