LVMH toujours porté par Louis Vuitton

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Il y a un an, la plupart des observateurs pensaient que le luxe serait épargné par la crise. Force est de constater qu'il n'en a rien été avec une chute d'environ 8 % du luxe en 2009. Et pourtant ! LVMH, leader des industries du luxe, se porte comme un charme en Bourse. Il est même l'un des seuls acteurs du CAC 40 à battre ses niveaux de juin 2007 (juste avant la première crise des subprimes), à 88 euros contre 86 euros à l'époque. Il se rapproche, ainsi, de son plus-haut historique de 98,70 euros atteint le 3 août 2000. 28 % de ses ventes en asieCar finalement, et malgré une courbe en V, avec un point bas en décembre 2008 à 38 euros, le groupe de Bernard Arnault a bien traversé la crise. En dépit de la chute vertigineuse des ventes de champagne et de spiritueux, il a réussi à maintenir la marge opérationnelle de cette branche stratégique à 27 % en 2009, contre 30 % à 35 % dans les meilleures années. Les marques Vuitton, Parfums Christian Dior ou Sephora ont compensé les baisses de vente plus marquées des entités plus faibles telles que Kenzo, Loewe ou Givenchy. Et la trésorerie disponible du groupe s'est améliorée de 66 %, alors qu'il n'a pourtant pas lésiné sur les investissements en publicité ou en ouvertures de magasins. Des investissements, au demeurant, parfaitement maîtrisés. Enfin, la plupart des analystes ont sous-estimé le formidable relais de croissance des pays émergents, nouveau nerf de la guerre de toute l'industrie, et dont LVMH profite à plein. Le groupe réalise aujourd'hui 28 % de ses ventes en Asie, contre 19 % en Europe. Sephora vient par exemple d'ouvrir son 100e magasin en Chine, sur 1.000 dans le monde. Sophie Lécluse

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